Damas, (SANA) Dans une scène révélant la nature criminelle des organisations armées hors-la-loi, les organisations terroristes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et des FDS ont procédé à l’exécution de prisonniers et de détenus dans la ville de Tabqa, dans la banlieue de Raqqa, avant leur retrait.
Un crime atroce qui s’ajoute à un long registre de violations graves commises contre les civils syriens au fil des années.
Cette escalade sanglante s’inscrit dans une série continue de pratiques brutales documentées par les autorités officielles syriennes, depuis les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh à Alep, en passant par Deir Hafer à l’est de la ville, jusqu’au crime d’exécution des prisonniers à Tabqa.
Tout cela affirme le caractère criminel de ces deux organisations et met en évidence leur recours à la violence systématique comme outil de domination et de terreur.
Crime contre l’humanité
Le gouvernement syrien a condamné fermement ce crime, affirmant que l’exécution des prisonniers et détenus constitue un crime de guerre à part entière selon les Conventions de Genève et viole de manière flagrante les principes fondamentaux du droit international humanitaire.
« La justice atteindra les auteurs et que les familles des victimes ne seront pas privées de leur droit à une responsabilité légale équitable » a-t-il souligné.
Il a également appelé la communauté internationale à condamner ce crime et à ne pas fermer les yeux dessus.
Lien organique et comportement identique
Les données sur le terrain et politiques indiquent que la relation entre les FDS et le PKK n’est pas une simple coordination tactique, mais représente un lien organique au niveau de la direction, des décisions stratégiques et de l’idéologie.
Cela explique la similitude flagrante dans leurs méthodes répressives et le type de violations qu’elles commettent dans les zones sous leur contrôle, de la banlieue de Hassaké à Raqqa et Deir Ezzor.
Les observateurs estiment que l’augmentation du rythme des crimes à ce stade reflète un état de confusion profonde vécu par ces organisations, face aux transformations politiques et militaires rapides et à leur incapacité croissante à justifier leur présence auprès des populations locales.
Elles recourent ainsi à une intensification de la violence comme ultime moyen d’imposer leur domination et de réprimer tout mouvement populaire susceptible de menacer leur pouvoir.
La protection des Kurdes ne passe pas par des organisations armées transfrontalières
Les crimes croissants commis par ces organisations annoncent la fin imminente du rôle qu’elles ont joué, surtout avec le changement de position de leurs alliés et le rejet populaire accru de leur présence.
Dans ce contexte, le président Ahmad al-Charaa a affirmé lors d’une interview télévisée que la protection des Kurdes, en tant que partie intégrante du tissu national syrien, ne se réalise pas à travers des organisations armées transfrontalières, ni par la militarisation des quartiers résidentiels ou le creusement de tunnels dans les villes, mais par une intégration complète dans le nouvel État syrien et une participation active à ses institutions politiques et militaires.
L’État syrien, comme l’a souligné le président al-Charaa, est le cadre unificateur et le véritable garant des droits de tous ses citoyens sans discrimination. Il a expliqué que la construction de la confiance ne peut pas se faire d’un seul coup, surtout à la lumière du registre de l’organisation des FDS au cours des dernières années, qui n’a pas tiré une seule balle contre l’ancien régime pendant plus de quatorze ans de révolution, mais a été en contact direct avec lui et a tenu des réunions à Damas avec des responsables sécuritaires de haut rang.
Le président al-Charaa a indiqué qu’en revanche, les Kurdes ont participé individuellement à la révolution syrienne, sans que l’organisation des FDS n’y ait joué un rôle réel en tant qu’organisation.
Après l’entrée des forces de dissuasion de l’agression et l’expulsion de l’ancien régime, l’organisation a avancé vers des zones stratégiques telles que Deir Ezzor, Deir Hafer et des quartiers au cœur d’Alep, atteignant les abords de l’aéroport d’Alep, ce qui a entravé la progression des révolutionnaires dans ces régions et freiné le processus de libération
L’État syrien réaffirme sa position ferme selon laquelle la souveraineté nationale et l’unité du territoire syrien constituent une ligne rouge à laquelle il est impossible de renoncer.
Il rejette catégoriquement tout processus politique ou sécuritaire visant à légitimer des organisations terroristes dont les mains sont tachées du sang des Syriens, en soulignant que les droits des victimes ne tomberont pas dans l’oubli et que la justice restera le seul critère pour traiter les crimes du passé comme du présent.
Ib. I./ M.Ch.