Le Caire-SANA
Des négociations indirectes ont débuté il y a quelques jours entre les délégations du Hamas et d’’’Israël’’, sous l’égide des médiateurs (États-Unis, Qatar, Turquie, Égypte) à Charm el-Cheikh, en Égypte, ont abouti, à l’aube aujourd’hui, à l’annonce d’un accord sur la première phase du cessez-le-feu à Gaza, basé sur le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.
Voici les principaux points de cette première phase, dont la signature officielle est prévue aujourd’hui à midi en Égypte :
Un dirigeant du Hamas a dit à l’AFP que le mouvement libérera 20 otages vivants en une seule fois, en échange de la libération par ‘’Israël’’ de plus de 2 000 prisonniers palestiniens, dont 250 condamnés à perpétuité et 1 700 arrêtés depuis le début de la guerre il y a deux ans.
Une source palestinienne proche des négociations a précisé que cet échange devrait avoir lieu dans les 72 heures suivant le début de la mise en œuvre de l’accord.
La source a ajouté que l’accord prévoit également l’entrée d’au moins 400 camions d’aide humanitaire par jour dans la bande de Gaza durant les cinq premiers jours suivant le cessez-le-feu, avec une augmentation prévue dans les jours suivants.
L’accord stipule aussi le retour des déplacés du sud de la bande vers la ville de Gaza, ainsi que vers le centre et le nord du territoire, dès le début de sa mise en œuvre.
Le président américain Donald Trump avait annoncé à l’aube que les deux parties, ‘’Israël’’ et le Hamas, ont accepté de mettre en œuvre la première phase de son plan de paix pour Gaza, tandis que le Qatar a confirmé que les deux parties ont accepté « tous les points et mécanismes de mise en œuvre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, ce qui mènera à la fin de la guerre, à la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, ainsi qu’à l’entrée de l’aide humanitaire.
Dans un communiqué, le Hamas a appelé Trump et les pays garants de l’accord à contraindre ‘’Israël’’ à respecter ses engagements et à ne pas se soustraire ou tergiverser.
De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas a salué l’accord, soulignant la nécessité pour toutes les parties de le mettre en œuvre immédiatement, de libérer tous les otages et prisonniers, d’acheminer l’aide humanitaire urgente via les organisations des Nations Unies, de garantir l’absence de déplacement forcé ou d’annexion, et de lancer le processus de reconstruction.
L.S.