Damas-SANA / La République arabe syrienne se joint à la communauté internationale pour commémorer la Journée internationale des personnes disparues et victimes de disparitions forcées en affirmant que ce dossier restera une priorité nationale inoubliable sans rendre justice aux victimes, dévoiler la vérité et render à leurs familles la considération qui leur est due.
Le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a souligné, dans un communiqué publié à l’occasion de cette journée célébrée chaque 30 août, que la création de la Commission nationale syrienne pour les personnes disparues reflète une volonté nationale de traiter ce dossier avec une référence indépendante. Il a insisté sur l’engagement moral, national et humanitaire de la Syrie envers l’une des tragédies les plus complexes qui ont pesé sur le peuple syrien pendant des décennies.
Le ministère a précisé que la création de cette commission constitue une étape historique, plaçant en priorité la préservation de la souveraineté syrienne et l’instauration de la justice comme seule voie pour panser les blessures, loin de toute tentative de politisation ou d’exploitation.
Le communiqué affirme également que les auteurs de crimes de guerre et de violations graves des droits humains ne resteront pas impunis, et que la justice demeurera le fondement de toute approche réelle de ce dossier.
À cette occasion, la Syrie a appelé la communauté internationale, les organisations onusiennes et les pays amis à soutenir les efforts nationaux en fournissant une aide technique et humanitaire, ainsi qu’en transmettant à la Commission nationale les informations et documents disponibles, afin de renforcer son efficacité et de redonner espoir et confiance à des milliers de familles épuisées par l’attente.
Le communiqué souligne que la question des personnes disparues est une cause humaine universelle qui dépasse les appartenances et les divisions, et que le gouvernement syrien poursuivra son engagement jusqu’au bout, en rendant hommage à la mémoire des âmes absentes, en rendant justice à leurs familles, et en préservant la dignité humaine, pierre angulaire de la construction de la nouvelle Syrie : une Syrie de justice et de dignité.
Il convient de rappeler que les autorités syriennes ont pris des mesures importantes dans ce domaine. Le 17 mai dernier, la présidence de la République arabe syrienne a promulgué un décret créant la « Commission nationale pour les personnes disparues » en tant qu’organe autonome chargé de révéler le sort de milliers de personnes disparues en Syrie, de rendre justice à leurs proches, de leur apporter un soutien juridique et humanitaire, ainsi que d’authentifier les cas de disparition forcée et de créer une base de données nationale à cet égard.
Ibtissam / A.Ch.