Damas, (SANA) Située entre montagnes, sources et vastes vergers, la ville de Beit Jinn offre l’un des paysages naturels les plus remarquables de la campagne sud-ouest de Damas. La beauté du mont Hermon s’y mêle à l’abondance de ses eaux et aux traditions rurales de ses habitants.
Située dans la région de Qatana, à environ 50 kilomètres de la capitale syrienne et à proximité du Golan syrien occupé, Beit Jinn s’étend sur les pentes orientales du mont Hermon. Cette situation géographique lui a permis de préserver un environnement caractérisé par une végétation luxuriante, des cours d’eau et des paysages montagneux.
Un paysage où montagne et eau se rencontrent
Vergers et arbres tapissent les flancs des collines du village, tandis que canaux et ruisseaux irriguent les terres agricoles, créant un cadre paisible qui attire les visiteurs en quête de nature et de détente.
La région offre des espaces propices à la promenade le long des sources et des cascades, ainsi que des activités de loisirs comme une tyrolienne pour les amateurs de sensations fortes. En haute saison, le murmure de l’eau et la végétation luxuriante font de ce lieu l’une des destinations rurales les plus prisées de la région.
Sources et cascades au pied du mont Hermon
L’une des principales attractions de Beit Jinn est la source d’Al-Manbaj, située dans la zone agricole du village. Son débit augmente en hiver et au début du printemps, lorsque l’eau jaillit d’une grotte naturelle entre les rochers, avant de diminuer progressivement avec l’arrivée de l’été.
L’eau de la source se jette dans la rivière Al-Awaj, près du village d’Al-Maqrusa. La grotte où jaillit la source est communément appelée la « Grotte des Poissons » ou la « Grotte de la Bonté », des noms liés à des histoires transmises de génération en génération par les habitants.
Les cascades de Beit Jinn constituent une autre de ses attractions naturelles. Alimentées par la pluie et la fonte des neiges du mont Hermon, elles atteignent leur apogée en hiver et au printemps, lorsque le débit d’eau augmente et métamorphose le paysage montagneux.
Un nom entre histoire et légendes
L’origine du nom Beit Jinn est entourée de différentes interprétations populaires. Certaines versions le relient à un ancien nom semblable à « Beit Dagon », tandis que d’autres l’associent à la situation des maisons dans les collines ou à l’abondance de jardins et de vergers.
Une tradition orale attribue également le nom à une ancienne reine nommée « Janna ». Ces récits font partie intégrante du patrimoine culturel et de la mémoire collective de la population locale.
Une communauté rurale profondément enracinée dans sa terre
À Beit Jinn, la vie conserve une identité rurale et montagnarde, nourrie par les liens familiaux et la solidarité entre ses habitants. Selon le recensement de 2004, le district de Beit Jinn comptait 15.668 habitants, tandis que la ville elle-même en recensait 2.846 – des chiffres qui ne reflètent pas nécessairement la population actuelle.
L’agriculture et l’élevage demeurent des activités importantes pour certains habitants. Parmi les cultures traditionnelles figurent le blé, l’orge, les légumineuses, la vigne et les figues, sans oublier les activités liées au secteur tertiaire.
Ces dernières années, la beauté naturelle des lieux a favorisé le développement du tourisme rural, avec des aires de repos, des restaurants et des espaces de loisirs qui attirent les visiteurs, notamment au printemps et en été.
Entre nature et légende
Avec ses montagnes, ses eaux cristallines, ses vergers et ses contes populaires, Beit Jinn conserve un caractère unique au sein de la campagne damascène. Ses sources, ses cascades et ses paysages verdoyants continuent d’offrir une image de sérénité sur les pentes du mont Hermon, où nature et tradition se mêlent pour en faire l’un des coins les plus uniques de Syrie.






Ib.I. /rb