Damas, (SANA) Le chef de l’Autorité de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, Safwat Raslane, a lancé à Damas la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en présence des ministres de l’Intérieur, Anas Khattab, de la Justice, Mazhar Al-Waïs, des Finances, Mohammad Yusr Barnieh, de l’Économie et de l’Industrie, Mohammad Nidal Al-Chaar, des Communications, Abdul Salam Haikal, et du chef de l’Autorité générale de l’aviation civile et du transport aérien, Omar Al-Hossari.
Dans un discours prononcé à cette occasion, Raslane a expliqué que l’élaboration de cette stratégie ne se limitait pas à la rédaction d’un nouveau document, mais représentait plutôt une opportunité d’établir une vision nationale commune et d’unifier les efforts de toutes les parties concernées, afin d’assurer une plus grande efficacité du système de contrôle et de renforcer la coordination et l’intégration institutionnelles.

Il a ajouté que la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes est devenue un pilier fondamental de la stabilité économique et financière, un élément clé pour protéger l’économie nationale, renforcer l’intégrité du système financier, consolider la confiance dans les institutions et créer un environnement attractif pour l’investissement et le développement durable.
Raslane a réitéré l’engagement continu de la Syrie à développer son système national conformément aux normes internationales, notamment aux recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), tout en tenant compte des priorités et des spécificités de l’environnement institutionnel local.
Raslane a indiqué que des travaux sont en cours pour mener à bien les réformes législatives, institutionnelles et techniques, et renforcer l’efficacité du système de contrôle, afin de soutenir les efforts de la Syrie pour satisfaire les exigences internationales et sortir au plus vite de la liste grise grâce à un travail acharné, une mise en œuvre efficace et une étroite coopération entre toutes les parties nationales.
Pour sa part, le représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement en Syrie, Rouhi Al-Afghani, a expliqué que cette stratégie s’inscrit dans le cadre des nouvelles priorités de la Syrie, après plus d’une décennie d’isolement financier, période durant laquelle on a assisté à la levée progressive de la plupart des sanctions internationales et à un retour progressif des investissements et du commerce, ainsi qu’à des signes précoces de reprise économique.
M. Afghani a souligné que cette stratégie constitue le cadre qui redirige progressivement les flux vers les circuits officiels, afin de protéger l’économie syrienne des risques grâce à des systèmes financiers transparents bénéficiant de la confiance nationale et internationale et contribuant à soutenir la sortie de la liste grise.
Le ministre de la Justice : une responsabilité collective nécessitant un partenariat international efficace
Le ministre syrien de la Justice, Mazhar Al-Waïs, a affirmé que la Syrie accorde une importance particulière au dossier des crimes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, celui ci constituant une partie essentielle des efforts visant à consolider l’État de droit, renforcer l’intégrité et protéger l’économie nationale ainsi que la société contre les risques découlant des activités financières illicites.
Al-Waïs a déclaré que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme n’est pas la responsabilité d’un seul État, mais une responsabilité collective qui exige un partenariat international efficace fondé sur la confiance, le respect mutuel et l’échange d’expertises et de connaissances.
Le ministre de l’Intérieur : le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme sont parmi les défis les plus importants
Le ministre de l’Intérieur : le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme sont parmi les défis les plus importants
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, a expliqué que les crimes de blanchiment de l’argent et du financement du terrorisme comptent parmi les défis les plus importants auxquels les États sont confrontés, en raison de leurs effets directs sur la sécurité, la stabilité et l’État de droit.
Il a souligné que le ministère joue un rôle essentiel dans la lutte nationale contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme, en appliquant la loi, en détectant les crimes financiers, en poursuivant les réseaux criminels et en renforçant les capacités de unités d’enquête, tout en assurant une coordination continue avec les autorités judiciaires et l’Autorité de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le ministre des Finances, Mohammad Yisr Barnieh, a indiqué que la lutte contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme constitue une composante essentielle du système de protection des économies nationales.
Elle n’est plus une simple question de contrôle ou de supervision bancaire, car elle est désormais liée à la solidité du système financier, à la confiance des investisseurs, à la stabilité de l’environnement de travail et à l’efficacité des institutions de l’État.
Le ministre syrien de l’Économie et de l’Industrie, Nidal Al‐Chaar, a également souligné que le développement du système national fournit une base juridique intégrée, comprenant des mesures préventives, des sanctions, la coopération internationale, ainsi que le renforcement de l’indépendance et des capacités de l’unité de renseignement financier.
Il a insisté sur la nécessité de permettre à cette unité de recevoir et d’analyser les rapports d’opérations suspectes, et de les relier électroniquement aux autorités de contrôle et judiciaires pour l’application de la loi.
Ib.i / L.Arfi