Damas, (SANA) L’atelier d’apprentissage de la fabrication du savon, organisé par Caritas à Damas, a constitué un espace pratique destiné à soutenir les jeunes et à promouvoir les notions d’autonomisation et d’inclusion sociale. Une attention particulière a été accordée à la participation des personnes en situation de handicap dans cette activité productive, qui renforce la confiance en soi et ouvre la voie à des compétences valorisables à l’avenir.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts visant à élargir les opportunités de participation économique et sociale des groupes les plus vulnérables, au sein d’un environnement de formation sécurisé. L’atelier, qui s’est déroulé sur quatre jours à partir du 16 du mois en cours, a inclus des séances accompagnant les participants à toutes les étapes de la fabrication du savon, jusqu’à l’obtention d’un produit utilisable et commercialisable.
Promouvoir la justice sociale
La directrice des projets de Caritas Syrie Rita Khoury, a indiqué à SANA que le Centre de la jeunesse met en œuvre des programmes de formation et des ateliers destinés au développement des compétences des jeunes de divers horizons, en mettant l’accent sur l’intégration des personnes en situation de handicap avec leurs pairs. Elle a souligné que cet atelier coïncide avec la Journée mondiale de la justice sociale et constitue une première dans ce domaine, en intégrant des personnes handicapées dans une activité productive spécialisée, traduisant l’esprit de solidarité en un soutien concret et tangible.
Khoury a exprimé l’espoir de voir cette expérience s’élargir afin de renforcer l’inclusion sociale des personnes handicapées, leur participation active et leur sentiment d’appartenance. Elle a rappelé que « Caritas » est un mot latin signifiant « amour sincère », un amour qui vise à soulager la souffrance des plus démunis sans conditions, car il est offert sans contrepartie.
La fabrication du savon
La formatrice Julnar Haddad, diplômée en industries chimiques, a expliqué qu’elle travaille depuis plus de quatre ans dans la fabrication de crèmes et de savons, et supervise des sessions de formation. Elle a indiqué que l’intégration des personnes en situation de handicap avec leurs pairs renforce leur confiance et leur sentiment d’accomplissement. La fabrication du savon est un projet simple, peu coûteux et adapté comme initiative productive pour différents groupes sociaux, a-elle-souligné.
Haddad a noté l’engagement des participants et leur bonne compréhension des étapes du travail, notamment la précision des mesures et les phases de préparation. Elle a ajouté qu’une fiche technique leur sera fournie, détaillant les ingrédients et la méthode de fabrication à partir de matières naturelles et sûres, afin de leur permettre de reproduire le projet de manière autonome.
Inclusion et autonomisation
L’un des participants, a expliqué qu’il souhaite apprendre la fabrication du savon pour transmettre ce savoir aux personnes en situation de handicap, étant volontaire dans l’initiative « Foi et clarté », qui soutient et accompagne les personnes ayant un handicap intellectuel ainsi que leurs familles.
Il a affirmé que les personnes handicapées sont un groupe actif, caractérisé par la sincérité et la bienveillance, et qu’elles apportent une énergie positive. Leur fournir des compétences pratiques, selon lui, renforce leur inclusion sociale, ouvre des perspectives de production et de revenus, et élargit leurs relations au sein de la communauté.
La société, soutien essentiel aux personnes handicapées
Jack Thabet, 24 ans, souffrant de troubles d’apprentissage depuis l’enfance, n’a jamais renoncé à son désir d’autonomie ni à sa volonté de prouver sa capacité à produire. Il participe à l’atelier pour apprendre la fabrication du savon, après une première expérience dans la fabrication de bougies, une démarche qui témoigne de sa détermination à développer ses compétences et diversifier ses activités.
Jack a expliqué que le soutien de sa mère et l’attention de ses amis ont été un moteur pour poursuivre les ateliers, en vue de vendre ses produits à l’avenir. Il a ajouté : « Tout le monde m’aime et prend soin de moi », soulignant l’importance d’un environnement bienveillant dans le renforcement de sa confiance en lui.
La Journée mondiale de la justice sociale est célébrée chaque année le 20 février, à l’initiative des Nations unies depuis 2009, après son adoption en 2007. Elle vise à promouvoir la justice sociale en luttant contre la pauvreté et la discrimination, en consolidant l’égalité des chances et en garantissant un travail décent et une protection sociale pour tous.










AM.

