New York, (SANA) Des représentants de plusieurs États membres des Nations unies ont organisé aujourd’hui, vendredi, un rassemblement devant le Conseil de sécurité à New York pour dénoncer l’entrée illégale du Premier ministre de l’occupant israélien, Benjamin Netanyahu, sur le territoire syrien, et réaffirmer la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie, en présence du représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi.
Olabi : La souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie ne sont pas négociables
Dans une allocution prononcée lors du rassemblement, Olabi a affirmé que la souveraineté n’est pas sélective et que l’intégrité territoriale n’est pas négociable. « Elles constituent un pilier indispensable de l’ordre international et la première ligne de défense contre l’instabilité mondiale. Les compromettre signifie l’effondrement du cadre même qui préserve la paix et l’ordre », a-t-il précisé.
Il a ajouté qu’il y a deux jours, le 9 septembre 2026, des responsables israéliens sont entrés sur le territoire syrien et se sont rendus au sommet du mont Hermon, alors que se poursuivent la présence militaire israélienne et les incursions répétées sur le territoire syrien.
Olabi a souligné que le droit international est clair, que la Charte des Nations unies est claire et que l’Accord de désengagement de 1974 l’est tout autant.
Il a indiqué que les États présents ici aujourd’hui se tiennent aux côtés de la Syrie pour réaffirmer la nécessité de respecter pleinement le droit international, la Charte des Nations unies, les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que les lignes et les arrangements établis en vertu de l’accord de 1974.
La Syrie réaffirme son engagement en faveur de la désescalade régionale
Olabi a également souligné que la position de la Syrie était claire. « La Syrie s’est constamment tenue à l’écart de l’escalade régionale en cours et a affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne constituerait une menace pour aucun de ses voisins. Cette approche responsable a été saluée à maintes reprises par les membres de la communauté internationale », a-t-il dit.
Le représentant de Syrie a souligné que toute action, qu’elle soit militaire, politique ou autre, serait susceptible de compromettre les progrès considérables accomplis par le gouvernement syrien. « Ces progrès revêtent une importance vitale pour la communauté internationale comme pour le peuple syrien », a-il-noté.
Olabi met en avant les progrès accomplis par le gouvernement syrien
Olabi a précisé que ces progrès comprennent les mesures importantes prises par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme et les réseaux terroristes, lutter contre la production et le trafic de Captagon, traiter l’héritage du programme d’armes chimiques, régler les questions nucléaires, placer les armes sous le contrôle de l’État, bâtir des institutions efficaces, faciliter le retour sûr et durable des personnes déplacées et des réfugiés, et faire avancer la reprise économique.
Olabi a déclaré que les États présents ici aujourd’hui se tiennent aux côtés de la Syrie pour réaffirmer leur engagement ferme en faveur de la souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne.
Et d’ajouter : « À la lumière de ce qui précède, et en particulier en cette période de forte instabilité, la souveraineté de la Syrie doit être respectée et sa stabilité préservée, dans l’intérêt de son peuple, de la région ainsi que de la paix et de la sécurité internationales ».
Damas condamne l’entrée illégale de Netanyahu
La Syrie avait vivement condamné l’entrée illégale du Premier ministre de l’occupant israélien sur le territoire syrien et sa tournée sur le mont Hermon, affirmant que cette démarche provocatrice constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ainsi que du droit international.
La Syrie a tenu l’occupant israélien pour pleinement responsable des conséquences de ces violations, appelant les Nations unies, les organisations internationales et les États influents à assumer leurs responsabilités afin de mettre fin à ces agressions et de revenir à l’Accord de désengagement.
a.h. / A.Ch.