Damas, (SANA) Le président de la commission syrienne de l’énergie atomique, Mudhar al-Okla, a affirmé que la Syrie œuvrait avec sérieux et transparence au traitement des dossiers nucléaires liés à l’époque du régime déchu, soulignant que le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a salué la coopération de la Syrie dans ce domaine, reflète le niveau d’ouverture dont elle a fait preuve dans son travail avec l’Agence.
Dans une déclaration à SANA ce mercredi, al-Okla a déclaré : « Nous avons permis un accès complet aux sites requis et fourni les données nécessaires, ce qui a permis à l’AIEA de régler les questions en suspens relatives aux garanties concernant les activités nucléaires du régime déchu, notamment la vérification du site d’al-Kibar à Deir Ezzor et des sites qui lui sont liés, ainsi que la découverte d’environ 73 tonnes d’uranium naturel et leur placement sous les garanties de l’Agence ».
Al-Okla a ajouté : « Tous les matériaux et sites nucléaires sont désormais placés sous le régime des garanties. Notre vision nationale repose sur l’élargissement des utilisations pacifiques de l’énergie atomique dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’alimentation et de l’eau, afin de soutenir le développement durable et les communautés et de renforcer la confiance internationale ».
AIEA : les informations fournies par Damas nous ont permis d’achever les enquêtes
L’AIEA avait salué, dans un rapport rapporté hier mardi par Reuters, la coopération et la transparence de la Syrie dans le traitement des questions de garanties liées aux activités nucléaires du régime déchu, indiquant que les informations fournies par Damas et l’accès aux sites et aux informations requis lui avaient permis d’achever ses enquêtes à ce sujet.
L’Agence a déclaré dans son rapport : « Après avoir reçu les informations nécessaires et obtenu leur accès de la part de la Syrie, l’Agence a pu clarifier et régler des questions relatives à des problèmes de garanties en suspens qui avaient précédemment été signalés au Conseil des gouverneurs de l’Agence ».
Les infrastructures du site de Deir Ezzor correspondent à celles d’un réacteur nucléaire
L’Agence a salué la pleine coopération et la transparence de la Syrie, qui l’ont aidée à établir la réalité des activités nucléaires passées et des matières qui en subsistent, affirmant que les infrastructures découvertes sur le site de Deir Ezzor correspondent à celles d’un réacteur nucléaire. La structure de refroidissement découverte sur le site correspond en effet aux spécifications d’un réacteur nucléaire, sur la base des opérations de vérification menées par l’Agence et de ses observations sur le terrain.
Elle a indiqué que le régime déchu n’avait pas déclaré des matières, installations et activités nucléaires, soulignant la découverte d’une usine de fabrication de combustible destinée au réacteur de Deir Ezzor, ainsi que de déchets d’uranium.
73 tonnes d’uranium sur l’un des sites
L’Agence a également confirmé la présence d’environ 73 tonnes de métal d’uranium naturel sur l’un des sites, dont environ 55 tonnes sous forme de barres de combustible, précisant que le régime déchu fabriquait le combustible destiné au réacteur sur un seul site.
mch