Damas, (SANA) Le président de l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle, Abdulbaset Abdullatif, s’est entretenu aujourd’hui avec une délégation du Mécanisme international, impartial et indépendant chargé de la Syrie (MIII), conduite par Robert Petit, des perspectives de coopération et du soutien au processus de justice transitionnelle en Syrie.
Renforcer les capacités nationales en matière de collecte et de gestion des preuves
Dans un communiqué publié mercredi sur sa chaîne Telegram, l’Autorité a indiqué que la rencontre, tenue au siège de l’Autorité à Damas, avait porté sur les moyens de renforcer la coopération dans le développement des capacités nationales en matière de collecte, de conservation et de traitement des éléments de preuve, ainsi que sur le développement d’outils et de technologies de l’information liés à la gestion des preuves et des données.
Cette coopération vise également à renforcer les capacités nationales dans la gestion des preuves et des dossiers, afin de soutenir les efforts visant à établir la vérité et à garantir l’obligation de rendre des comptes, tout en préservant les droits des victimes, conformément aux normes juridiques et professionnelles en vigueur, a ajouté l’Autorité.
L’Autorité nationale trace la voie vers une justice transitionnelle
Depuis sa création en vertu du décret présidentiel n° 20 de 2025, l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle en Syrie a intensifié ses efforts aux niveaux gouvernemental, sociétal et international, dans le cadre d’un processus visant à consacrer les principes de justice et de responsabilité, à établir la vérité, à assurer la réparation des préjudices et à prévenir la répétition des violations.
Le Mécanisme international au service de la justice et de la responsabilité
Le Mécanisme international, impartial et indépendant chargé de la Syrie a été créé par une décision de l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2016. Il a pour mandat de contribuer aux enquêtes et aux poursuites contre les personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide commis depuis mars 2011, notamment en recueillant, conservant et analysant les éléments de preuve et les informations, ainsi qu’en constituant des dossiers juridiques susceptibles d’être utilisés devant les juridictions nationales, régionales ou internationales compétentes.


am

