Damas – SANA La République arabe syrienne a adressé un message officiel au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, ainsi qu’au président du Conseil de sécurité, dans laquelle elle exprime sa protestation, sa condamnation et son rejet catégorique de la reconnaissance par la Colombie de la prétendue « souveraineté israélienne » sur le Golan syrien occupé.
Dans le message, présenté par le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi, Damas affirme que la reconnaissance par le gouvernement colombien de la prétendue « souveraineté israélienne » sur le Golan syrien occupé constitue une violation manifeste de la Charte des Nations unies et de la résolution 497 du Conseil de sécurité de 1981 et que cette reconnaissance n’a aucun effet juridique et ne modifie en rien le statut juridique du Golan, qui demeure un territoire syrien occupé.
Le texte rappelle également que le nombre de pays ayant soutenu la résolution intitulée « Le Golan syrien » est passé à 123 en décembre 2025, témoignant, selon Damas, d’une prise de conscience internationale des dangers de l’occupation, alors qu’Israël poursuit ses attaques et ses incursions qui déstabilisent la région.
La Syrie a réaffirmé sa disposition à engager des consultations avec la Colombie afin de clarifier les faits, exprimant l’espoir que Bogota reconsidère sa position et retire sa reconnaissance, conformément à son histoire de soutien à la paix et de respect de la souveraineté.
La Syrie avait vivement condamné hier la déclaration publiée le 10 août 2026 par le ministère colombien des Relations extérieures, sur la reconnaissance de ce qu’il a qualifié de « souveraineté israélienne » sur le Golan syrien occupé, réaffirmant que le Golan fait partie intégrante de son territoire.
La Syrie a de nouveau affirmé son rejet catégorique de la poursuite des attaques et incursions israéliennes sur son territoire, appelant tous les États et les organisations internationales à assumer leurs responsabilités en matière de respect du droit international et des résolutions des Nations unies.
a.h/ rf.