Capitales, (SANA) Les condamnations arabes se sont multipliées ce mardi à la suite de la déclaration publiée par le ministère colombien des Affaires étrangères le 10 août 2026, dans laquelle il a reconnu la soi-disant « souveraineté israélienne » au Golan syrien occupé.
Dans ce contexte, l’État du Qatar a condamné la déclaration colombienne et affirmé dans un communiqué publié par son ministère des Affaires étrangères sur la plateforme « X », Doha que le fait d’aider l’occupant israélien à mépriser les résolutions pertinentes des Nations unies, notamment la résolution 497 du Conseil de sécurité adoptée en 1981, ne modifierait pas les réalités sur le terrain.
Le Qatar a assuré que l’imposition par Israël de ses lois, de sa juridiction et de son administration sur le Golan syrien occupé était nulle et non avenue.
Le ministère qatari des Affaires étrangères a souligné la nécessité que l’occupant israélien respecte les résolutions de la légitimité internationale exigeant son retrait de tous les territoires arabes occupés.
Il a également mis en garde contre toute décision unilatérale visant à reconnaître une prétendue souveraineté de l’occupant au Golan syrien occupé.
Une reconnaissance contraire au droit international
De son côté, le ministère jordanien des Affaires étrangères a également condamné la reconnaissance colombienne, affirmant qu’elle se contredit avec le droit international et les résolutions de la légitimité internationale.
Dans une déclaration publiée sur son compte officiel sur « X », le ministère jordanien a souligné que le Golan syrien occupé faisait partie intégrante du territoire syrien conformément au droit international et à la résolution 497 du Conseil de sécurité.
La Jordanie a également condamné la poursuite des agressions et des pénétrations israéliennes à l’intérieur du territoire syrien, réaffirmant son soutien à la Syrie, à son unité, à sa souveraineté, à sa sécurité, à sa stabilité et à son intégrité territoriale.
Elle a appelé la communauté internationale à contraindre Israël à mettre fin à l’occupation.
Une violation du droit international
Pour sa part, la République arabe d’Égypte a condamné la déclaration colombienne concernant le Golan syrien occupé, affirmant son rejet catégorique de cette décision, qu’elle considère comme contraire aux dispositions du droit international et aux résolutions pertinentes de la légitimité internationale.
Le Caire a estimé que cette décision portait atteinte aux droits légitimes et établis de la République arabe syrienne sur l’ensemble de son territoire.
L’Égypte a insisté sur l’importance du retrait par Israël du Golan syrien occupé, faisant savoir que toutes les mesures et décisions visant à consacrer l’occupation israélienne ou à légitimer l’annexion du Golan n’ont aucun effet juridique et ne modifient pas son statut légal.
Elle a également réaffirmé sa position constante en faveur de la souveraineté de la République arabe syrienne, de son unité et de son intégrité territoriale, ainsi que de son droit sur le Golan syrien occupé.
Le Caire a appelé au respect des principes du droit international et de la Charte des Nations unies, ainsi qu’à l’abstention de toute mesure susceptible de renforcer l’occupation ou de compromettre les fondements de la sécurité, de la stabilité et de la paix dans la région.
Une déclaration juridiquement sans effet
Dans le même contexte, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a exprimé dans une déclaration publiée sur sa page « X » son rejet de la position colombienne.
Il a affirmé que cette déclaration était juridiquement nulle, sans aucune valeur pour déterminer le statut du Golan syrien occupé ou la souveraineté qui s’y applique, et que le Golan resterait une terre syrienne occupée conformément au droit international et aux résolutions de la légitimité internationale.
Le secrétaire général a également souligné que la souveraineté sur les territoires ne s’acquiert pas par l’occupation et ne découle pas d’une position politique prise par un État ou un autre.
Fahmy a appelé le gouvernement colombien à revenir sur cette déclaration et à corriger sa position afin qu’elle soit conforme aux dispositions du droit international, aux résolutions des Nations unies et aux références internationales établies concernant le statut du Golan syrien occupé.
Il a réaffirmé la position constante de la Ligue arabe en faveur de la souveraineté de la République arabe syrienne sur le Golan syrien occupé et son rejet de toute mesure ou position visant à donner une légitimité à l’occupation israélienne ou à en consacrer les conséquences.
La veille, le Royaume d’Arabie saoudite avait également condamné la déclaration du ministère colombien des Affaires étrangères, soulignant que cette reconnaissance violait explicitement les lois et résolutions pertinentes des Nations unies, notamment la résolution 497 du Conseil de sécurité adoptée en 1981, qui considère comme nulle et non avenue l’imposition par Israël de ses lois, de sa juridiction et de son administration sur le Golan syrien occupé.
A.Ch.