La Haye, (SANA) L’ambassadeur permanent de la Syrie auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, Mohamed Katoub, a affirmé que la décision adoptée aujourd’hui par l’Organisation, rétablissant les droits et privilèges de la Syrie en vertu de la Convention sur l’interdiction, constitue une étape importante reflétant les progrès accomplis dans l’exécution de ses engagements et la coopération constructive avec le Secrétariat technique de l’Organisation pour traiter l’héritage du programme chimique datant de l’ère du régime déchu.
Katoub a déclaré, dans une interview accordée ce jeudi soir à la chaîne Al‑Ikhbariyah syrienne, que « la nouvelle Syrie adoptera une approche positive dans ses relations avec l’Organisation et les États membres, dans le cadre d’une politique fondée sur la coopération et l’ouverture envers tous ».
« Le projet de décision a été soutenu par 67 États membres, sans aucune objection, ce qui reflète l’accueil favorable de la communauté internationale au retour de la Syrie dans le système international, et confirme que celle‑ci traite désormais avec un État nouveau, victime de l’usage des armes chimiques, et non avec l’État qui avait commis ces crimes », a-t-il précisé
Katoub a insisté sur l’importance de ne pas attribuer l’héritage de l’usage des armes chimiques aux Syriens ni à la République arabe syrienne, affirmant que ces crimes ont été commis par le régime déchu, lequel a laissé un lourd héritage que l’État syrien traite aujourd’hui avec la plus grande transparence et responsabilité, afin d’en éliminer les conséquences, de rendre justice aux victimes et d’honorer ses engagements internationaux.
Il a indiqué que parmi les avancées majeures réalisées après la libération figure l’adoption officielle, à l’ordre du jour de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, de l’appellation « programme chimique de l’ère Assad », ce qui consacre la séparation entre l’État syrien actuel et le programme chimique créé par le régime déchu, et inscrit cette réalité dans les documents de l’Organisation.
« Le gouvernement syrien poursuit le traitement de l’héritage du programme chimique à travers un travail institutionnel impliquant neuf ministères et deux organismes nationaux, afin d’éliminer les résidus du programme, de renforcer la justice et la responsabilité, et de prévenir tout usage abusif des substances chimiques à l’avenir » a expliqué Katoub.
Il a rappelé que la suspension des droits et privilèges de la République arabe syrienne au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques était due aux pratiques commises par le régime déchu, précisant qu’en 2021 l’Organisation avait adopté une décision privant la Syrie de certains droits et privilèges en raison de l’usage des armes chimiques par le régime déchu, avant qu’une nouvelle phase de coopération ne commence avec l’Organisation après la libération.
La Syrie avait salué l’adoption, par consensus, par le Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, de la décision rétablissant ses droits et privilèges en vertu de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, considérant qu’il s’agit d’une étape importante reflétant les progrès accomplis dans l’exécution de ses engagements et la coopération constructive avec le Secrétariat technique pour traiter l’héritage du programme chimique datant de l’ère du régime déchu.
mch