New York, (SANA) Le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, Ibrahim Olabi, a dénoncé la poursuite de la présence militaire israélienne sur le territoire syrien, estimant que les justifications avancées par Israël ne sont plus recevables. Il a également souligné les efforts de son pays pour restaurer la stabilité et renforcer la coopération internationale.
Une joie incomplète après la chute du régime Assad
Dans une allocution qu’il a prononcée lors d’une séance du Conseil de sécurité, Olabi a déclaré : « Si le 8 décembre a marqué, pour les Syriens et une grande partie de la communauté internationale, la fin d’un « régime brutal », les habitants de Quneitra et des régions voisines n’ont pas pu partager cette célébration.
Il a affirmé que ces populations ont continué à subir des incursions israéliennes, des enlèvements et des ingérences dans leur quotidien, alimentant un profond sentiment d’insécurité.
Il n’y a plus aucune justification n’est acceptable
Le diplomate syrien a rejeté les arguments invoqués par Israël pour maintenir sa présence dans les territoires syriens, estimant que le caractère prétendument temporaire de cette présence n’a jamais été fondé et qu’aucune justification n’est désormais recevable.
Il a indiqué que la Syrie figure aujourd’hui parmi les pays les plus stables de la région et poursuit ses efforts de reconstruction, de rétablissement des institutions et d’attraction des investissements.
Olabi a également mis en avant la coopération de Damas avec ses partenaires internationaux dans la lutte contre le terrorisme, le respect de ses engagements concernant les armes chimiques et le renforcement de la sécurité régionale.
Une critique des positions israéliennes
Olabi a évoqué l’attitude d’Israël face au changement politique intervenu en Syrie, estimant qu’Israël semblait craindre davantage la disparition d’un régime autoritaire ayant utilisé des armes chimiques contre son propre peuple. « Israël préférait-il le maintien du statu quo sous le régime d’Assad ? », s’est-il interrogé.
Renforcer le rôle de la FNUOD
Le représentant de Syrie a souligné que la demande de Damas visant à renforcer le financement de la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) revêt une forte portée politique. Selon lui, un État qui rechercherait la confrontation ne réclamerait pas un contrôle plus strict de l’application de l’accord de désengagement.
Il a également accusé Israël de continuer à violer l’Accord de désengagement de 1974, rappelant que ces violations sont régulièrement authentifiées dans les rapports soumis au Conseil de sécurité.
Un appel au Conseil de sécurité
Enfin, Olabi a exprimé son inquiétude vis-à-vis des récentes déclarations israéliennes affirmant qu’Israël ne se retirerait « jamais » des territoires syriens, alors même que les États-Unis, sous l’administration du président Donald Trump, mènent une médiation entre la Syrie et Israël.
Il a rappelé que le Conseil de sécurité examine ce dossier tous les six mois et assuré que la Syrie poursuivra ses démarches jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée et que la stabilité soit rétablie.
« La Syrie assume ses responsabilités ; il est désormais temps qu’Israël assume les siennes », a-t-il conclu.
A.Ch.