Tbilissi, (SANA) Le ministre syrien de la Justice, Mazhar Al-Weis, a affirmé que la Syrie avait souffert de plus de cinquante années de régime autoritaire, ajoutant que le régime déchu avait exercé, au cours des quinze dernières années, une violence systématique contre la révolution populaire en Syrie.
Le lourd héritage du régime déchu
Dans son intervention, prononcée ce jeudi lors du Forum des Nations unies sur le service public 2026, organisé à Tbilissi, capitale de la Géorgie, le ministre a passé en revue les défis auxquels la Syrie a été confrontée sous le régime déchu. Il a rappelé que la révolution populaire, déclenchée il y a quinze ans, s’est conclue par la chute du régime en décembre 2024.
Al-Weis a indiqué que cette chute avait révélé l’ampleur de la catastrophe : plus d’un million de morts, plus de 250 000 cas de disparition forcée dans les prisons, plus de 15 millions de déplacés et de réfugiés, ainsi que plus de 75 % des villes et des infrastructures détruites.
Priorité à l’État de droit et aux réformes

Le ministre a précisé que, depuis sa formation, le gouvernement syrien avait entrepris une évaluation de la situation du pays en mettant l’accent sur le renforcement du principe de l’égalité de citoyenneté et de la primauté du droit, conçu comme un outil de protection des droits et des citoyens, et non comme un moyen de consolidation du pouvoir.
Il a également souligné les efforts engagés en matière de réforme administrative, de lutte contre la corruption et d’encouragement des investissements, malgré les effets des sanctions, dont la levée est progressivement engagée par les États-Unis et l’Union européenne.
Une transition fondée sur la participation populaire
Al-Weis a déclaré : « La période de transition a été marquée par l’adoption d’une déclaration constitutionnelle et la formation d’un gouvernement de transition, tout en avançant vers des élections législatives organisées par des collèges électoraux ». Il a ajouté que, bien que cette phase nécessite des nominations, les autorités avaient privilégié la participation populaire.
Il a insisté sur le fait que la transparence dans la gestion publique n’était pas « un luxe », mais « une nécessité et un devoir national ».
Bâtir la confiance entre l’État et les citoyens
Le ministre a indiqué que le gouvernement avait adopté une approche fondée sur la simplification des services publics et l’ouverture de canaux de communication avec les citoyens afin de recueillir leurs plaintes et leurs doléances.

Il a également mis en avant l’importance accordée à la formation des ressources humaines à travers les directions du développement administratif dans l’ensemble des ministères, afin de renforcer la confiance, que le gouvernement considère comme « la clé essentielle de la stabilité et du développement ».
Il a également mis en avant l’importance accordée à la formation des ressources humaines à travers les directions du développement administratif dans l’ensemble des ministères, afin de renforcer la confiance, que le gouvernement considère comme « la clé essentielle de la stabilité et du développement ».
Faire face à la désinformation numérique
Al-Weis a évoqué les défis posés par les campagnes de désinformation menées depuis l’étranger, affirmant que la réponse du gouvernement repose sur la transparence de l’information, la publication de clarifications et le projet d’unification des plateformes numériques au sein d’une plateforme nationale unique.
Participation aux travaux du Forum
Le ministre syrien de la Justice et la délégation qui l’accompagne participent à plusieurs ateliers spécialisés organisés dans le cadre du Forum. Ceux-ci portent notamment sur la justice transitionnelle, le renforcement de la primauté du droit, la présentation d’expériences internationales en matière de réconciliation nationale et de construction institutionnelle, ainsi que sur les mécanismes de modernisation des législations afin de protéger les droits et de garantir des procès équitables.


A.Ch.