New York, (SANA) Le Représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi, a affirmé que la nouvelle Syrie est fière d’avoir adopté une approche équilibrée et modérée dans ses relations extérieures, fondée sur le dialogue et la coopération afin de bâtir les meilleures relations possibles avec tous les pays du monde, loin des politiques d’axes et d’alliances destructrices.
Lors d’une séance du Conseil de sécurité consacrée aux solutions politiques au Moyen‑Orient, Olabi a déclaré :
« Tout au long de son histoire, la Syrie a connu la guerre autant que la paix. Elle comprend l’importance des moyens pacifiques pour résoudre les conflits et mettre fin aux guerres. Elle est pleinement consciente des défis auxquels fait face tout médiateur, ainsi que de la difficulté pour les parties en conflit de s’accorder sur un intermédiaire impartial » .
Olabi a indiqué que la Syrie est récemment sortie d’une phase de guerre et de crises et jouit désormais de bonnes relations avec tous les pays. Elle cherche à saisir cette opportunité pour rapprocher les points de vue et commencer à jouer un rôle de médiation positive dans plusieurs dossiers régionaux, ce qui constitue une avancée notable dans son processus de relèvement et de renaissance.
Il a affirmé que la profonde transformation politique de la Syrie a contribué à désamorcer un conflit international qui aurait pu durer des décennies. Après avoir été, durant les quinze dernières années, un terrain d’affrontement entre puissances régionales et internationales, la Syrie est devenue un pays dont la sécurité et la stabilité représentent désormais un intérêt commun pour tous ces acteurs.
Olabi a souligné qu’à la lumière des équilibres régionaux et internationaux actuels, la Syrie aspire à reprendre son rôle naturel au Moyen‑Orient, l’une des régions les plus complexes du monde.
« La Syrie cherche à retrouver sa position historique de carrefour des civilisations et des croyances, reliant l’Orient et l’Occident et servant de pôle pour le commerce, la stabilité et la prospérité économique », a‑t‑il déclaré.
Il a affirmé que la Syrie est prête et capable de contribuer à la stabilité régionale, forte de son expérience historique et de son rôle ancien dans la région.
« La Charte des Nations unies, en particulier son Chapitre VI, demeure le cadre juridique et politique pour résoudre les différends en cours. Bien que la Charte confère un rôle important au Conseil de sécurité, elle place la volonté des parties au‑dessus de toute intervention extérieure, faisant du dialogue et de la médiation. les outils les plus efficaces pour parvenir à une solution », a souligné Olabi.
Il a ajouté que, sur cette base, la Syrie a engagé des discussions sécuritaires avec Israël grâce à la médiation appréciée des États‑Unis, dont le rôle dans ce dossier reflète leur engagement en faveur de la paix dans la région et de la préservation de ses peuples face aux ravages de la guerre.
Olabi a précisé que, bien que ce processus n’ait pas encore produit de résultats tangibles, la Syrie reste déterminée à poursuivre les discussions afin de briser l’impasse actuelle et parvenir à des ententes satisfaisant toutes les parties et contribuant à la sécurité et à la stabilité régionales. Il a ajouté que la nouvelle Syrie ne cherche la guerre avec aucun pays et est prête à répondre aux préoccupations sécuritaires de toute partie par le dialogue, qu’elle considère comme la voie vers des solutions durables.
« La Syrie accueille favorablement la réaction positive de la communauté internationale à sa nouvelle approche, soutenant les efforts visant à établir les fondements de la stabilité dans la région », a‑t‑il affirmé.
Olabi a ajouté que ceux qui ont vécu la guerre comprennent la valeur de la paix et savent que la médiation exige des solutions courageuses et des approches réalistes. Il a rappelé que la Syrie a acquis cette expérience au fil des années de lutte contre le régime déchu, notamment à travers des efforts de médiation locaux et de terrain.
Il a conclu en soulignant que l’histoire millénaire de la Syrie montre que sa vocation est d’être un point de rencontre plutôt qu’une source de division, un espace d’harmonie et de paix plutôt que de conflit et de tragédie. Il a affirmé que la Syrie est prête à jouer un rôle constructif dans la résolution des différends régionaux et internationaux, considérant ce rôle comme une partie intégrante de son processus de relèvement et de sa responsabilité civilisationnelle.
am