La Haye, (SANA) La mission permanente de la République arabe syrienne auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a affirmé que les opérations de recherche et d’enquête menées par la République arabe syrienne avaient permis d’identifier des sites liés au programme chimique du régime déchu.
Les équipes syriennes spécialisées dans le traitement des matières dangereuses ont découvert des munitions aériennes et sol-sol similaires à celles utilisées lors des attaques perpétrées par le régime Assad en 2013 et 2017, ainsi que des agents entrant dans la fabrication du sarin, des équipements de mélange et de stockage, et des quantités d’autres matières qui sont en cours d’analyse.
Découverte de bombes similaires à celles utilisées à Al-Latamné et dans la Ghouta orientale
La mission a précisé, dans un communiqué, que 54 bombes aériennes similaires à celles utilisées par le régime déchu à Al-Latamné en 2017 ont été retrouvées, ainsi que 25 missiles sol-sol similaires à ceux employés dans la Ghouta orientale en 2013.
Elle a ajouté que toutes les substances, munitions et équipements ont été transférés vers des installations spéciales destinées au stockage des agents chimiques, après vérification par les équipes d’inspection du secrétariat technique de l’OIAC, en préparation de leur destruction, afin de prévenir tout danger pour les civils, l’environnement ainsi que la sécurité nationale, régionale et internationale.
Arrestation de personnes impliquées dans le programme chimique

La mission a également indiqué que 18 personnes avaient été arrêtées et font actuellement l’objet d’une enquête pour leurs liens avec le programme chimique du régime déchu. Parmi elles figurent de hauts officiers, d’anciens experts du Centre de recherches scientifiques ainsi que des officiers du corps de sécurité chargé du programme chimique du régime déchu.
Coopération avec l’OIAC et les pays amis
Selon le communiqué, ces avancées ont été réalisées lors de la visite des équipes d’inspection de l’OIAC en mai 2026, grâce à un travail national intensif de collecte et d’analyse des informations ainsi que de planification de l’accès aux sites hautement prioritaires, en coopération technique et consultative avec des membres de l’équipe « Souffles de la liberté » et plusieurs États amis membres de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
La mission permanente de la République arabe syrienne auprès de l’OIAC a souligné que, depuis la libération de la Syrie, les équipes nationales avaient facilité les visites des inspecteurs de l’OIAC sur 32 sites suspects et fourni des rapports concernant 14 sites supplémentaires, ce qui a contribué à définir les priorités et à réduire considérablement le nombre de sites suspectés.
Un groupe de travail national pour poursuivre les responsables
Le communiqué rappelle que la République arabe syrienne avait constitué en 2025 un groupe de travail national composé de représentants des ministères et institutions concernés, lequel a enregistré des progrès notables dans l’exécution des mandats d’arrêt visant les personnes impliquées dans l’utilisation et la fabrication d’armes chimiques durant l’époque du régime déchu.
Des officiers de haut rang ont été arrêtés, ainsi que d’anciens experts du Centre de recherches scientifiques et des officiers du corps de sécurité chargé du programme chimique du régime déchu, ce qui a permis d’obtenir davantage d’informations sur les vestiges de ce programme.
Engagement syrien à éliminer l’héritage des armes chimiques
La mission a conclu son communiqué en affirmant que la République arabe syrienne considère ces efforts comme faisant partie de son engagement à éliminer l’héritage des armes chimiques, à poursuivre les responsables de leur utilisation contre les Syriens et à empêcher la répétition de tels crimes, afin de renforcer la sécurité et la stabilité nationales, régionales et internationales, conformément à ses engagements internationaux.
Le groupe de travail national est composé de représentants des ministères des Affaires étrangères et des Expatriés, de la Défense, de l’Intérieur, des Situations d’urgence et de la Gestion des catastrophes, de la Santé, de la Justice, ainsi que de l’Autorité nationale pour la justice transitionnelle.
A.Ch.