Washington – SANA / La diplomatie syrienne s’active dans un moment crucial pour la sécurité régionale, en particulier celle de la Syrie. De Paris à Washington, puis à Bakou, Damas affirme son ouverture au monde et sa détermination sérieuse à aborder les questions sensibles liées à la stabilité régionale.
Dans ce contexte, la visite du ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, Assaad Hassan Al-Chibani, à Washington marque un tournant dans les relations entre les deux pays, notamment avec le rapprochement réel observé ces derniers mois.
Il s’agit de la première visite d’un chef de la diplomatie syrienne aux États-Unis depuis 25 ans. Des observateurs y voient une étape décisive dans le processus de rétablissement des relations, entamé par l’administration syrienne il y a environ neuf mois.
Cette visite reflète une nouvelle dynamique dans la politique syrienne, fondée sur des relations équilibrées avec tous les partenaires, dans le respect des intérêts du peuple syrien et de la souveraineté nationale.
Selon les médias, cette initiative intervient pour poursuivre les discussions avec la partie américaine sur plusieurs dossiers, notamment la levée des sanctions visant la Syrie. Elle symbolise également une reprise de confiance entre Damas et Washington.
Durant son séjour, le ministre Al-Chibani a rencontré plusieurs responsables américains, dont des membres influents du Congrès (Sénat et Chambre des représentants), ainsi que sous-secrétaire d’État Landau. Ces échanges ont permis aux dirigeants américains d’avoir une vision directe de la situation en Syrie.
Un moment fort de la visite fut la levée du drapeau syrien, avec ses trois étoiles rouges, au sein de l’ambassade syrienne à Washington, un geste marquant le début d’un nouveau chapitre diplomatique, onze ans après sa fermeture due aux agissements du régime déchu et à la guerre menée contre le peuple syrien.
La visite d’Al-Chibani précède celle du président Ahmad Al-Charaa, attendu à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il y prononcera le premier discours d’un président syrien devant ce forum mondial depuis 1967, une étape historique selon les analystes, qui pourrait repositionner la Syrie sur la scène internationale.
Des sources proches du dossier estiment que cette visite pourrait contribuer à résoudre plusieurs questions clés, notamment un accord sécuritaire avec Israël garantissant la souveraineté et l’unité territoriale de la Syrie, la mise en œuvre d’accords concernant le nord-est du pays, ainsi que la feuille de route récemment annoncée pour résoudre la crise à Soueïda.
En somme, la visite du ministre Al-Chibani à Washington incarne l’ouverture de la Syrie à un dialogue direct avec les États-Unis, dans l’objectif d’inaugurer une nouvelle ère de relations fondée sur des intérêts communs dans les domaines politique, sécuritaire et économique en faveur du peuple syrien.
A.Ch.