Paris, (SANA) Si de nombreuses vedettes se sont distinguées dans cette Coupe du monde 2026, le succès incontesté de l’Espagne place l’équipe au-dessus de tout.
Un rapport publié par le site « Le Point », indique : Dans une finale longtemps verrouillée, qui n’entrera sans doute pas parmi les plus marquantes de l’histoire, avec une Espagne longtemps brouillonne face au but et une Argentine qui a tout simplement refusé le jeu, la meilleure équipe a fini par l’emporter. Et ce constat n’est pas seulement vérifiable pour ce dernier match, mais aussi sur l’ensemble de la Coupe du monde 2026.
« Les Espagnols ont survolé cette compétition, sans pour autant livrer leur meilleure version, à l’image des deux phénomènes Pedri et Lamine Yamal moins inspirés que d’habitude. Mais contrairement à d’autres équipes qui ont besoin de ces individualités phares pour aller au bout, la Roja a construit son identité sur des fondations solides et des patrons à chaque ligne, sans dépendre de leurs coups d’éclat », a assuré Le Point.
Personne n’a trouvé la solution contre cette Espagne
Pourtant ce Mondial 2026 en Amérique du Nord a été un fabuleux terrain de chasse pour les plus grands noms du ballon rond. Mais dans ce football, l’idée collective doit toujours primer. Un grand Mbappé et un Messi épatant à 39 ans ne suffisent pas pour remporter un titre.
Formés depuis leur plus jeune âge pour servir le collectif, les Espagnols ont mis en place un modèle unanimement loué. Moins spectaculaire qu’à l’Euro, la Roja a dû se réinventer sans ses flèches Lamine Yamal et Nico Williams à 100% sur les côtés.
Sans surprise, la FIFA a récompensé en plus du titre mondial les Espagnols lors des récompenses individuelles. Rodri a été désigné MVP de la compétition devant Messi et Mbappé, Pau Cubarsi a été élu meilleur jeune du tournoi et Unai Simon a été plébiscité en tant que meilleur gardien de ce mondial : l’Espagne a puisé sa force dans son collectif.
Le gigantisme du mondial assumé jusqu’au bout par la FIFA
Luis De La Fuente, en poste depuis 2013 au sein de la fédération, peut être fier du chemin accompli. Il a façonné et développé ses joueurs depuis plus d’une décennie.
« Je suis très fier, surtout pour cette génération de joueurs qui ont grandi avec l’idée d’être la meilleure équipe, de donner le meilleur et de donner l’exemple en tant que groupe, équipe et famille », a déclaré en conférence de presse le technicien de 65 ans.
Cette édition 2026 a eu quelques grands matchs et de beaux scénarios comme le Mexique-Angleterre et le Cap Vert-Argentine, mais aucun véritable séisme ou révolution tactique profonde. L’Espagne, elle, surfe sur une vague inédite et reproduit le cercle vertueux connu au tournant des années 2000 et 2010.
Difficile de ne pas les voir continuer à gagner au prochain Euro dans deux ans, à moins que Zinédine Zidane ne réussisse un nouveau tour de force inouï dans son parcours.
L.Arfi