Damas, (SANA) Le président Ahmad al-Charaa a participé aujourd’hui, lundi, à une réunion par visioconférence avec plusieurs dirigeants de pays du Moyen-Orient, à l’invitation de la présidence du Conseil européen et de la Commission européenne, afin de discuter des développements militaires dans la région et des moyens d’atténuer l’escalade et de soutenir la voie diplomatique.
Dans son allocution lors de la réunion, le président al-Charaa a déclaré : « L’escalade actuelle représente une menace existentielle pour l’ensemble de la région ; la fermeture du détroit d’Ormuz et les frappes visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe menacent la stabilité économique mondiale.
Le président al-Charaa a précisé que la Syrie, située à un carrefour géographique entre trois fronts enflammés, subit des répercussions directes et graves à la suite de ces développements. Il a souligné que la position de la Syrie a toujours été et demeure ferme dans la condamnation de toutes les formes d’agression portant atteinte à la souveraineté arabe.
Il a ajouté que les tentatives iraniennes permanentes de déstabiliser les capitales arabes, ainsi que les ingérences portant atteinte à la sécurité nationale arabe, sont vivement condamnées, affirmant que la stabilité de la Syrie constitue la pierre angulaire de la stabilité de l’Orient arabe et de la région.
Le président al-Charaa a également dit : « Nous avons coordonné notre position commune avec les pays de la région et renforcé nos forces défensives aux frontières à titre préventif afin d’empêcher que les répercussions du conflit ne soient transférées sur le territoire syrien, de lutter contre les organisations transfrontalières et de les empêcher d’utiliser le territoire syrien ».
Le président al-Charaa a exprimé son soutien aux mesures sérieuses et décisives prises par les gouvernements de l’Irak et du Liban pour écarter le danger visant leurs pays et éviter toute implication dans le conflit, ainsi que son soutien au président libanais Joseph Aoun dans le désarmement du Hezbollah.
Ont participé à la conférence le président du Conseil européen António Costa, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ainsi que les dirigeants de la Syrie, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Jordanie, de l’Égypte, de Bahreïn, du Liban, de l’Arménie, de l’Irak, du Qatar, du Koweït et du Sultanat d’Oman.
A.Ch.