New York, (SANA) Cette génération hyperconnectée est pourtant particulièrement exposée aux risques qui menacent l’intégrité de l’information, notamment la désinformation, le harcèlement en ligne, les biais algorithmiques et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA), alerte l’ONU lundi.
Dans une nouvelle note publiée à l’approche de la Journée internationale de la jeunesse, l’Organisation exhorte les États membres, les entreprises technologiques, les annonceurs, les médias et les chercheurs à faire de la protection et de la participation des enfants et des jeunes une priorité.
Des préjudices qui ne sont pas accidentels
La note souligne que les préjudices auxquels les jeunes sont confrontés en ligne ne sont pas le fruit du hasard. Ils découlent notamment de modèles économiques fondés sur la monétisation de l’attention et des données personnelles, ainsi que de choix de conception destinés à maximiser l’engagement et les dépenses.
Les enfants sont d’autant plus vulnérables que leurs habitudes, leur identité et leurs relations sont encore en pleine formation.
Ils ne constituent pas seulement un groupe vulnérable
La note alerte également sur des pratiques publicitaires de plus en plus difficiles à identifier, qui cherchent à influencer les enfants et à accroître leurs dépenses en ligne.
« Dans leur ensemble, ces pratiques banalisent une surveillance commerciale omniprésente et une conception manipulative à une période où les enfants et les jeunes sont les plus influençables », indique le document.
« Les enfants et les jeunes figurent parmi les personnes les plus touchées par la crise actuelle de l’information, mais aussi parmi celles les plus à même de contribuer à la résoudre », a déclaré Charlotte Scaddan, conseillère principale de l’ONU pour l’intégrité de l’information. « Les protéger et les inclure ne sont pas des objectifs contradictoires. Nous devons faire les deux. »
Une fenêtre d’action qui se referme
La sécurité des enfants en ligne s’est imposée au cœur des débats politiques, notamment autour des fonctionnalités favorisant l’addiction, de la publicité comportementale, de la modération des contenus et de la protection de la vie privée.
Le mois dernier, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait appelé à renforcer la sécurité des enfants face à l’IA, comparant les technologies émergentes à des médicaments non testés et plaidant pour une réglementation plus stricte.
wh/ ls