New York, (SANA) Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a affirmé que les opérations humanitaires dans la bande de Gaza restent entravées par l’insécurité, les restrictions d’accès imposées par les autorités d’occupation israéliennes, ainsi que par le manque de financement.
Le Centre d’actualités de l’ONU a rapporté que le bureau a indiqué vendredi que les Nations unies et leurs partenaires continuent de soutenir les personnes confrontées à un déplacement prolongé, une situation qui touche presque l’ensemble des 2,1 millions d’habitants du secteur, mettant en garde contre la poursuite de la propagation généralisée des maladies infectieuses.
OCHA a indiqué que les infections respiratoires aiguës et les maladies dermatologiques restent les plus courantes, tandis que les maladies hydriques augmentent, notamment dans la zone entourant Khan Younès, au sud de Gaza.
Il a précisé que la semaine dernière, plus de 18 000 nouveaux cas de varicelle, de parasites externes et d’impétigo — une infection cutanée bactérienne — ont été enregistrés.
Pour sa part, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a réaffirmé lors du point de presse quotidien la nécessité de protéger les civils et les infrastructures civiles conformément au droit international humanitaire, indiquant que les partenaires humanitaires de l’ONU ont apporté une aide à 970 familles touchées par 11 incidents survenus dans la bande de Gaza.
Il a précisé que ces incidents incluaient des frappes aériennes, de nouveaux déplacements liés aux opérations militaires, des restrictions de mouvement, ainsi que des incidents dans la zone dite de la “ligne jaune”, des incendies dans des centres d’hébergement et des inondations causées par les eaux usées.
Concernant la situation en Cisjordanie, Dujarric a rapporté que les partenaires humanitaires signalent une hausse des déplacements forcés de Palestiniens en raison des opérations militaires israéliennes, de l’expansion des colonies et de la violence des colons, soulignant que les risques de protection augmentent, en plus des restrictions imposées à l’accès au logement, aux moyens de subsistance et aux services essentiels.
Il a précisé que 67 personnes ont été déplacées depuis le début du mois en raison des démolitions israéliennes, plus de 20 structures ayant été détruites, dont deux financées par des donateurs pour soutenir les personnes dans le besoin. Il a rappelé que les opérations humanitaires dans les territoires palestiniens occupés n’ont reçu qu’un quart des 4,1 milliards de dollars nécessaires cette année.
Les villes et villages de Cisjordanie connaissent une dangereuse intensification des politiques de déplacement forcé, parallèlement à une hausse sans précédent de la violence des colons et à une forte dégradation des conditions de vie sous les restrictions israéliennes à la circulation et au travail, ce qui aggrave la crise humanitaire et accroît la souffrance des Palestiniens.
Dans un rapport publié le 17 avril dernier, OCHA a révélé que plus de 2 500 Palestiniens, dont plus de 1 100 enfants, ont été déplacés de force depuis le début de l’année 2026 en raison des démolitions administratives et punitives, des attaques de colons et des expulsions forcées.