Londres, (SANA) Amnesty International a affirmé qu’Israël empêche des dizaines de milliers d’habitants du sud du Liban de retourner dans leurs villages, indiquant que le déplacement forcé ainsi que l’interdiction de retour des civils dans leur zones équivaut à un crime de guerre.
« L’armée israélienne intensifie fortement son recours aux ordres illégaux d’« évacuation » générale, provoquant le déplacement de centaines de milliers de personnes à travers le Liban », a fait noter l’Amnesty dans un communiqué relayé aujourd’hui.
Et Amnesty de poursuivre : « L’armée israélienne a également étendu les ordres prohibant tout retour, interdisant pour une durée indéterminée aux habitants du sud du Liban de regagner leurs villages situés dans la zone tampon établie unilatéralement par Israël, qui couvre 6 % du territoire libanais ».
« L’armée israélienne a fait au moins 81 morts et 120 blessés parmi les civils alors qu’ils tentaient de rejoindre les villages du sud », a assuré l’Amnesty.
Depuis l’escalade du conflit le 2 mars, le ministère de la Santé publique a recensé au 12 juin plus de 3 700 morts au Liban.
ls