Genève, (SANA) Le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Gilbert Houngbo, a annoncé mardi qu’environ 138 millions d’enfants dans le monde sont toujours privés de leurs droits fondamentaux à l’éducation, au développement et au jeu.
Il a souligné que le travail des enfants n’est pas une fatalité et que les progrès réalisés à l’échelle mondiale témoignent de sa capacité à être éradiqué.
S’exprimant lors de l’ouverture d’une réunion de haut niveau au siège de l’OIT à Genève, organisée à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, M. Houngbo a révélé que, selon les dernières estimations de l’OIT et de l’UNICEF, près de 54 millions d’enfants travaillent dans des conditions dangereuses, dont plus de la moitié sont de très jeunes enfants âgés de 5 à 11 ans.
Sous le thème « Carton rouge contre le travail des enfants », les participants à la réunion, parmi lesquels des ministres, des représentants gouvernementaux, des employeurs et des organisations de travailleurs, ont examiné les moyens de mettre en œuvre les engagements énoncés dans le Cadre d’action de Marrakech, récemment adopté au Maroc, qui constitue une feuille de route pour mettre fin à ce phénomène grâce à une action urgente et coordonnée.
Les participants ont appelé à renforcer les lois et leurs mécanismes d’application, à élargir l’accès à une éducation gratuite et de qualité, et à garantir une protection sociale complète et un travail décent pour les adultes, en mettant l’accent sur la lutte contre le travail des enfants dans l’agriculture et les chaînes d’approvisionnement mondiales, ainsi que sur la protection des enfants touchés par les crises et les conflits.
L’Organisation internationale du Travail (OIT), fondée en 1919 et première institution spécialisée du système des Nations Unies, est l’autorité mondiale en matière de travail décent et de protection des droits des travailleurs ; elle compte 187 États membres.