Athènes, (SANA) Réunis à Athènes ce lundi, les dirigeants du secteur maritime ont déclaré que tout accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran devra impérativement définir un cadre réglementaire précis permettant aux navires de reprendre leurs activités normales via le détroit d’Ormuz.
Propriétaires de navires et responsables de l’industrie maritime se sont retrouvés lors d’une conférence Capital Link et d’autres événements en prélude à Posidonia, le salon biennal de la navigation qui dure une semaine, selon Reuters.
« Quelqu’un peut-il prédire (la fin du conflit) ? Malheureusement, non. Il est prouvé qu’aucune prévision n’est possible ; les conflits s’enveniment très, très facilement, et se dénouent très, très difficilement », a assuré Vasilis Kikilias, ministre grec de la Marine marchande.
De son côté, Pankaj Khanna, président de Heidmar Maritime Holdings Corp a dit : « Ce dont nous avons besoin, c’est de toute évidence d’un cadre, d’une réglementation, de quelque chose qui nous indique précisément comment entrer et sortir. Même si un accord de paix était signé, ce point devrait être clarifié, et nous n’en savons rien pour l’instant ».
Pour sa part, Yiannis Procopiou, pdg de Centrofin management a fait noter que bien que des assurances puissent être disponibles, cela ne signifie pas que le détroit soit un endroit où l’on souhaite transiter, du moins tant que le secteur maritime ne disposera pas de règles d’engagement claires sur la manière de traiter avec les deux nations impliquées, les États-Unis et l’Iran… C’est, à l’heure actuelle, une proposition à très haut risque.’
ls