Capitals,(SANA) Les indices sur un possible accord entre les États‑Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre en cours depuis février se sont multipliés récemment, mais de nouvelles modifications exigées par le président américain Donald Trump sur le projet d’accord ont compliqué les négociations.
Les discussions indirectes, menées par des médiateurs comme le Pakistan et le Qatar, deviennent plus difficiles en raison de la fermeté de Washington sur des points liés au programme nucléaire iranien et à la navigation dans le détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran maintient des revendications financières et souveraines jugées inacceptables pour les États‑Unis.
Des amendements américains retardent l’annonce de l’accord
Des sources américaines citées par le New York Times et Axios indiquent que le président Donald Trump a demandé des modifications supplémentaires à l’accord-cadre avec l’Iran et a renvoyé la version révisée à Téhéran.
D’après les ressource, ces changements portent sur un durcissement des mécanismes liés au traitement du stock d’uranium hautement enrichi, ainsi que sur le calendrier de son transfert ou de son élimination.
Ils incluent aussi une reformulation de clauses concernant la réouverture du détroit d’Ormuz et la garantie de la liberté de navigation.
Les ressource ont ajouté que ces demandes ont entraîné une nouvelle phase de négociations susceptible de retarder l’annonce de tout accord, même si des responsables américains estiment qu’un compromis reste probable.
Le détroit d’Ormuz et l’uranium figurent parmi les principaux points en suspens
Dans une interview accordée à Fox News, Donald Trump a affirmé que les États‑Unis sont proches d’un accord avec l’Iran, tout en menaçant de revenir à une posture de guerre si l’entente ne sert pas pleinement les intérêts américains.
Il a insisté sur la nécessité d’empêcher définitivement l’Iran d’acquérir une arme nucléaire et de rouvrir le détroit d’Ormuz sans frais ni restrictions.
Les divergences actuelles portent principalement sur deux dossiers: le sort du programme nucléaire iranien et du stock d’uranium enrichi, ainsi que l’avenir de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Trump exige une interdiction permanente pour l’Iran de posséder toute arme nucléaire et le retrait des matériaux sensibles de son contrôle, tandis que l’administration américaine affirme qu’un accord doit régler ce dossier de manière définitive.
De son côté, l’Iran maintient une position différente : selon ses médias, il nie tout accord concernant la destruction de matériaux nucléaires ou l’abandon d’éléments essentiels de son programme, affirmant que la priorité est de mettre fin à la guerre plutôt que de faire des concessions majeures.
Des divergences croissantes autour de l’avenir du détroit d’Ormuz
De nouveaux désaccords sont apparus après que des médias iraniens ont diffusé un projet non officiel de mémorandum accordant à Téhéran de larges pouvoirs pour gérer la navigation dans le détroit d’Ormuz et imposer des frais de passage.
Le document mentionnait également la libération de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés dans 60 jours, une information démentie par la Maison‑Blanche, qui affirme que le président Trump n’acceptera aucun accord qui ne répondpas pleinement à ses conditions.
Ces propositions contredisent la position américaine, qui exige la réouverture immédiate du détroit à la navigation internationale sans frais ni restrictions, en tant que voie essentielle pour le commerce mondial et l’énergie. Un nouveau différend est également apparu concernant l’idée d’imposer des frais permanents ou temporaires aux navires traversant le détroit.
Washington brandit l’option militaire
Les États‑Unis poursuivent leur pression militaire et économique sur l’Iran.
Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que Washington dispose de la capacité de reprendre des opérations militaires si nécessaire, tandis que le CENTCOM maintient le blocus naval et intercepte des navires se dirigeant vers les ports iraniens.
De son côté, l’armée iranienne réaffirme le droit de Téhéran à gérer la navigation dans le détroit d’Ormuz et rejette toute ingérence étrangère, selon CNN.
Selon la presse américaine et Axios, les négociations entrent dans une nouvelle phase difficile, marquée par des divergences persistantes sur le programme nucléaire iranien, l’avenir du détroit d’Ormuz et les modalités de la levée des sanctions, ce qui complique la voie vers un accord final malgré la poursuite des contacts indirects.
Ib.i. / L.a.