Capitales, (SANA) La situation politique et militaire s’accélère dans la région, sur fond de négociations américano-iraniennes complexes qui n’ont pas encore abouti à un accord. Cette accélération coïncide avec une escalade israélienne de grande ampleur au Sud-Liban, tandis que les États-Unis tentent de contenir le conflit régional et d’empêcher l’effondrement des accords négociés par les médiateurs.
Au 91e jour de la guerre israélo-américano-iranienne, Washington et Téhéran semblaient plus proches que jamais d’un accord préliminaire qui prolongerait le cessez-le-feu et rouvrirait le détroit d’Ormuz, selon Reuters.
Cependant, les déclarations américaines contradictoires et l’intransigeance persistante de l’Iran témoignent de l’ampleur des complications qui font encore obstacle à un accord final, notamment en ce qui concerne les dossiers relatifs au programme nucléaire, aux sanctions et aux mécanismes de navigation dans le golfe arabe.
Trump : Guerre et diplomatie
Selon des rapports publiés par des journaux américains, dont « New York Times, Wall Street Journal, The Hill », l’administration américaine discute d’un projet d’accord intérimaire prévoyant la prolongation du cessez-le-feu de soixante jours et la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, parallèlement au lancement de négociations plus larges sur le programme nucléaire iranien et les sanctions économiques.
Mais ces rapports s’accordent à l’unanimité sur le fait que Trump n’a pas encore donné son feu vert définitif à l’accord, à la lumière des désaccords persistants sur le mécanisme de gestion des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, en plus des visions divergentes concernant la gestion de la navigation dans le détroit d’Ormuz, la levée des sanctions et le gel des fonds iraniens.
Le journal citait également des responsables américains affirmant que plus de cinquante mille soldats américains au Moyen-Orient et en Europe vivaient dans un état d’attente et d’incertitude, en raison des positions fluctuantes des États-Unis entre la menace d’une escalade et la recherche d’une compréhension.
Dans ce contexte, la médiation pakistanaise entre les deux parties se poursuit, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, étant arrivé à Washington pour rencontrer son homologue américain, Marco Rubio, dans le but de faire progresser les négociations vers un accord qui garantirait le maintien du calme et empêcherait l’effondrement du fragile cessez-le-feu.
Liban : Escalade et négociations
Au Liban, la situation s’est tendue davantage suite à une importante escalade israélienne dans le sud du pays, à la veille d’une réunion de sécurité entre les délégations militaires libanaise et israélienne au Pentagone.
Cette réunion s’inscrivait dans le cadre de pourparlers organisés par Washington visant à discuter des dispositifs de sécurité et des moyens de consolider le cessez-le-feu.
L’aviation israélienne a mené une série de raids intensifs contre la ville de Nabatieh et plusieurs localités du sud, faisant des tués, des blessés et d’importants dégâts. Ces raids ont coïncidé avec des bombardements d’artillerie et des survols intensifs d’avions de combat. Parallèlement, Israël a continué d’émettre des ordres d’évacuation à destination des habitants de certains villages du sud, tandis que le Hezbollah a annoncé avoir cibler des sites et des véhicules israéliens dans plusieurs zones frontalières.
pour sa part, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a également annoncé que ses forces avaient franchi le fleuve Litani et pris le contrôle de positions stratégiques, confirmant ainsi que les opérations militaires se poursuivraient dans le sud du Liban et la vallée de la Bekaa.
Cette escalade survient alors que la délégation militaire libanaise tient des réunions avec la partie américaine à Washington, où Beyrouth affirme que sa priorité est un cessez-le-feu et un retrait complet d’Israël du territoire libanais, et rejette tout arrangement qui porte atteinte à la souveraineté libanaise.
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