Paris, (SANA) De retour en France après leur interception en Méditerranée par Israël, plusieurs militants français de la « Flottille pour Gaza » accusent les forces israéliennes de violences physiques, d’humiliations et d’agressions sexuelles durant leur détention.
Sous les cris « Et vive la lutte du peuple palestinien » lancés par les dizaines de personnes venues les accueillir, huit Français sont arrivés dans l’après-midi du vendredi 22 mai à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy, a rapporté l’AFP.
Deux des 36 Français ayant participé à cette « Flottille pour Gaza » restent actuellement hospitalisés en Turquie, selon les témoignages récoltés auprès d’eux par l’AFP à Roissy.
Rose jaune à la main, coiffé d’un keffieh, Meriem Hadjal, Française de 38 ans, a d’abord relaté devant la presse, avoir été capturée le 18 mai sur un des bateaux de la flottille qui visait à briser le blocus de Gaza puis être arrivée vendredi (elle à la mi-journée) à l’aéroport parisien.
« On nous a fait passer un par un dans un conteneur noir, j’ai subi des attouchements », a dit, émue, cette militante Waves of freedom – France, évoquant le trajet sur le bateau les transférant en Israël.
A Asdod, dans le sud des territoires occupés, « on a eu affaire à la police de Ben Gvir qui a été extrêmement violente avec nous, humiliante, déshumanisante », a ajouté cette aide-soignante et militante de La France insoumise, en référence au ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
ls