New York, (SANA) Le Conseil de sécurité de l’ONU, présidé par le Royaume de Bahreïn, a tenu mardi une séance consacrée à la situation au Moyen-Orient, notamment la cause palestinienne.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les droits du peuple palestinien, en particulier son droit à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant et souverain sur les lignes du 4 juin 1967, ayant al-Qods comme capitale.
Il a appelé au respect du statut juridique et historique d’Al-Qods et à la protection de ses lieux saints, rejetant les déplacements forcés, les changements démographiques et l’expansion des colonies en Cisjordanie.
De son côté, le sous-secrétaire général des Nations unies, Khaled Khiari, a averti que les tensions régionales détournent l’attention de la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens, estimant que le cessez-le-feu à Gaza devient de plus en plus fragile en raison de la poursuite des opérations israéliennes.
Concernant la Cisjordanie, il a souligné que les violences des colons et l’intensification de la colonisation menacent les communautés palestiniennes et la solution à deux États, évoquant la construction prévue de 1.080 nouvelles colonies en un mois, sur fond de crise économique et de tensions croissantes dans les camps de réfugiés palestiniens.
La ministre palestinienne des Affaires étrangères, Varsen Aghabekian, a insisté sur la vision palestinienne basée sur le principe « un État, un gouvernement, une loi et une armée », soulignant que la bande de Gaza fait partie intégrante de la Palestine. Elle a dénoncé les politiques de déplacements forcés et d’annexion, estimant que cette dernière constitue un « crime contre la paix ».
Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a appelé à un accès humanitaire sans entrave à Gaza et au respect du droit international, exhortant la communauté internationale à renforcer et à accélérer l’aide aux Palestiniens.
Pour sa part, le représentant de la Russie auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, a déclaré que la cause palestinienne reste au cœur du processus de paix au Moyen-Orient, estimant qu’une sécurité durable dans la région ne peut être atteinte sans une solution juste.
Il a critiqué l’échec de la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, accusant les autorités israéliennes de rejeter et de saper les principes fondamentaux d’un règlement, dont en tête la « solution à deux États ».
Environ 80 intervenants ont pris part à la réunion, dont les quinze membres du Conseil de sécurité.
A.H./R.B.