Al-Qods occupée, (SANA) Le Bureau de presse du gouvernement à Gaza a révélé que l’occupation israélienne a commis 2400 violations de l’accord de cessez-le-feu depuis son entrée en vigueur le 10 octobre 2015. Ces violations ont entraîné la mort de 754 Palestiniens et blessé 2100 autres, en violation flagrante du droit international humanitaire et en sapant délibérément l’essence même du cessez-le-feu et les dispositions de son protocole humanitaire.
Le Bureau a expliqué aujourd’hui dans un communiqué que ces violations comprennent 921 fusillades, 97 incursions de véhicules militaires dans des quartiers et zones résidentielles, 1109 bombardements et attaques ciblées et 273 démolitions de maisons et de bâtiments.
Le Bureau a expliqué que le bilan humain s’élève à 754 morts, dont 312 enfants, femmes et personnes âgées, tandis que le nombre de blessés a atteint 2100, parmi lesquels plus de 1096 étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées. Il a précisé que toutes ces victimes avaient été ciblées dans des quartiers résidentiels, loin de la Ligne verte, et que les forces d’occupation avaient arrêté 50 Palestiniens dans des zones résidentielles de la bande de Gaza.
Le Bureau a fait état d’une baisse du trafic au point de passage de Rafah depuis sa réouverture le 2 février, avec 479 Palestiniens partis et 1224 entrés. Il a déclaré que le nombre total de voyageurs s’est élevé à 2703 sur les 36800 attendus au point de passage terrestre de Rafah dans les deux sens, soit un taux de conformité de 7 % seulement.
Le Bureau a également indiqué que le nombre de camions d’aide, de carburant et de véhicules commerciaux entrés dans la bande de Gaza s’est élevé à 41714 sur les 110400 attendus, soit un taux de conformité de 37 %.
Le Bureau des médias du gouvernement a affirmé que la poursuite de ces violations constitue un contournement dangereux de l’accord de cessez-le-feu et une tentative d’imposer une situation humanitaire fondée sur la soumission, la famine et l’extorsion.
Le Bureau a appelé le président américain Donald Trump, les signataires de l’accord, les médiateurs et les garants, la communauté internationale, les Nations Unies et toutes les institutions et organisations internationales à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à contraindre l’occupation israélienne à respecter pleinement ses obligations, sans exception et de garantir la protection des civils, de garantir l’acheminement immédiat et sûr de l’aide humanitaire et du carburant, et de faciliter l’entrée des maisons mobiles, des caravanes et des abris, comme le prévoit l’accord, afin de permettre de faire face à la catastrophe humanitaire qui s’aggrave dans la bande de Gaza.
R.B.