Capitals, (SANA) Au 9e jour de la guerre des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, les opérations militaires se poursuivent à un rythme croissant, dans l’un des affrontements les plus vastes que la région ait connus depuis des années.
L’ampleur des attaques iraniennes s’est étendue à plusieurs pays du Moyen‑Orient, portant la tension régionale à un niveau sans précédent.
La confrontation a éclaté le 28 février dernier, après qu’Israël a annoncé avoir mené une frappe à l’intérieur du territoire iranien, entraînant la mort du Guide suprême Ali Khamenei ainsi que de plusieurs dirigeants. À la suite de cette attaque, le président américain Donald Trump a déclaré le lancement d’opérations militaires d’envergure contre Téhéran, affirmant que l’objectif était de « neutraliser les menaces visant les États‑Unis ».
Pertes militaires iraniennes
Au cours de la première semaine de la guerre, les frappes américaines et israéliennes ont visé un large éventail de sites en Iran, incluant des installations militaires, des QG et des installations liées au programme balistique.
L’armée israélienne a indiqué avoir bombardé des centaines de positions, tandis que des rapports médiatiques ont fait état de frappes contre des positions de sécurité et de renseignement, ainsi que des sites du Corps des Gardiens de la Révolution et des forces Basij.
Six avions iraniens ont été détruits ou endommagés, dont des chasseurs F‑4 et F‑5, en plus de plusieurs systèmes radar.
Destruction de 75 % des aires de lancement
Des sources militaires israéliennes ont estimé qu’environ 75 % des aires de lancement de missiles iraniennes sont hors service, totalement ou partiellement détruites, et qu’environ 65 % des systèmes de défense aérienne sont désormais inopérants.
Selon des estimations publiées par les médias israéliens, l’aviation israélienne a effectué jusqu’à présent 2 600 sorties de combat au‑dessus de l’Iran, larguant près de 6 500 munitions à l’aide de 150 avions d’attaque, visant 550 sites, dont des systèmes de défense aérienne, des usines de missiles et des dépôts d’armes.
L’Iran a lancé des missiles balistiques et des drones vers Israël, en plus de viser les bases américaines dans la région.
Attaques contre les pays du Golfe
Les frappes iraniennes se sont étendues aux pays du Golfe, à la Jordanie, à la Turquie et à l’Azerbaïdjan, plusieurs États ont annoncé avoir intercepté des missiles ou des drones visant des installations énergétiques et des infrastructures vitales.
Dans un discours télévisé, le président iranien Massoud Pezeshkian a présenté ses excuses aux pays touchés, affirmant que la guerre est « imposée à l’Iran » et que le Conseil de direction provisoire avait ordonné aux forces armées de ne pas viser les pays voisins, sauf si des attaques contre l’Iran étaient lancées depuis leurs territoires.
De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que son pays « n’est pas intéressé par des compromis pour le moment », précisant que les opérations militaires se poursuivraient jusqu’à ce que « l’Iran perde sa capacité militaire ou sa direction ».
Pertes humaines
L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies a annoncé que les frappes américaines et israéliennes avaient fait au moins 1 332 morts en Iran et des milliers de blessés.
En Israël, dix personnes ont été tuées par les frappes iraniennes, selon des données officielles, tandis que Washington a annoncé la mort de six soldats américains.
Au Liban, le nombre de victimes des raids israéliens est monté à près de 300 morts depuis l’escalade des affrontements liés à la milice du Hezbollah.
Importants mouvements militaires
Les États‑Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région en déployant les porte‑avions Abraham Lincoln et Gerald Ford, ainsi que seize navires de guerre. Plus de cent avions de combat — dont des F‑35, F‑22, F‑15 et F‑16 — ont également été envoyés, en plus de six avions d’alerte avancée E‑3.
L’Iran, de son côté, s’appuie sur un vaste arsenal de missiles, comprenant des missiles de courte et moyenne portée tels que Shahab, Khorramshahr et Sejjil, ainsi que des drones, notamment le Shahed‑136 dont la portée atteint 2 500 km.
Perturbations sur les marchés de l’énergie
Les répercussions de la guerre se manifestent clairement sur les marchés mondiaux, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du transport maritime. Le West Texas Intermediate a bondi de plus de 12 %, frôlant les 91 dollars le baril, tandis que le Brent s’est établi autour de 93 dollars.
Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est tombé à moins de dix navires par jour, avec seulement deux passages enregistrés en vingt‑quatre heures. Des dizaines de pétroliers ainsi que de navires transportant du pétrole et du gaz se sont immobilisés à l’intérieur du Golfe en raison de la montée des risques sécuritaires.
Craintes d’une extension du conflit
Les inquiétudes quant à une extension de la guerre s’intensifient, alors que les frappes aériennes et les tirs de missiles se poursuivent et que les menaces se multiplient.
R.S./R.F.