Damas, (SANA) Les départements de la coopération internationale et des affaires américaines au ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés ont tenu des réunions ministérielles avec une délégation économique américaine.
Ces réunions, qui se poursuivront tout au long de la journée, portent sur les opportunités d’investissement et le renforcement des partenariats économiques entre les deux parties.
Ramadan : la Syrie entre dans une nouvelle phase économique
Le directeur de l’Agence syrienne d’investissement, Ahmad Rawad Ramadan, a indiqué que la Syrie entre aujourd’hui dans une nouvelle phase économique, avec une vision plus claire et plus ouverte, et une intégration accrue à l’économie mondiale. « Nous comptons sur les entreprises américaines pour jouer un rôle actif dans ce processus », a-t-il fait savoir.

Ramadan a souligné que l’Agence syrienne d’investissement s’emploie à développer l’environnement d’investissement, ses outils, ses modèles de partenariat et ses incitations, ainsi qu’à améliorer l’efficacité de ses relations avec les investisseurs. « Aujourd’hui la Syrie n’est pas seulement une terre d’opportunités, mais aussi un lieu capable de les créer », a-t-il ajouté.
Ramadan a souligné que cette visite est l’occasion non seulement de découvrir la Syrie, mais aussi d’explorer un marché qui occupe une place de plus en plus importante dans les stratégies des grandes entreprises internationales.
Baroud : nous œuvrons à transformer les avancées politiques en partenariats économiques
De son côté, Saad Baroud, directeur du Département des affaires américaines au ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, a affirmé que les relations entre la Syrie et les États-Unis ont considérablement progressé, ouvrant des perspectives restées fermées pendant des années.

« Ces progrès ont abouti au retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, créant ainsi un réel espace pour la reprise économique, les investissements et la création de nouveaux partenariats », a-t-il précisé.
« Notre mission est désormais de transformer les progrès politiques en développement économique, le dialogue en partenariats concrets et les opportunités en projets tangibles », a-t-il ajouté, précisant que bien que les besoins de notre pays soient considérables, la Syrie possède des atouts importants : l’expérience et, surtout, une situation géographique stratégique.
« Le gouvernement syrien s’emploie à moderniser le cadre juridique et à simplifier les procédures afin d’offrir aux investisseurs le soutien et les facilités dont ils ont besoin. Parallèlement, nous collaborons avec nos amis américains des départements d’État, du Trésor et du Commerce pour surmonter les obstacles techniques et administratifs susceptibles d’entraver ce processus», a-t-il affirmé.
Lutes: la première délégation de la Chambre de commerce américaine en Syrie comprend 50 entreprises
De son côté Steve Lutes, vice-président de la Chambre de commerce américaine pour le Moyen-Orient, a précisé qu’Il s’agit de la première mission de la Chambre de commerce américaine en Syrie. Elle est composée de 50 entreprises et de plus de 80 délégués de divers secteurs.

« La mission a constaté la force, la détermination et le sérieux de la Direction syrienne, représentée par le président Ahmad al-Charaa, dans la création d’un environnement commercial favorable aux investissements », a-t-il souligné.
Lutes a affirmé que cette visite témoigne de la solidité des relations entre les États-Unis et la Syrie, qui ont été rétablies suite à la décision du président américain Donald Trump de lever les sanctions imposées à la Syrie.
McGee : nous encourageons les hommes d’affaires américains à investir sur le marché syrien
De son côté, le secrétaire d’État adjoint américain par intérim, Jacob A. McGee, a affirmé que son pays encourage les hommes d’affaires américains à investir sur le marché syrien, compte tenu des importantes opportunités qu’il offre dans différents secteurs.

Il a expliqué que les besoins de la Syrie étaient considérables dans tous les secteurs, soulignant que le gouvernement syrien avait modifié les lois et ouvert la voie aux investissements pour tous.
Il a également indiqué que certaines entreprises américaines avaient déjà franchi les premières étapes et commencé à pénétrer le marché syrien, en signant des accords avec des entreprises syriennes, notamment Chevron, HKN, Visa et Mastercard. Il a souligné que ces initiatives revêtaient une importance particulière après des décennies d’interruption des relations économiques.
McGee a enfin précisé que les relations qui se rétablissent aujourd’hui autour de la table du dialogue entre investisseurs américains et syriens constituent la voie vers des mémorandums d’entente qui deviendront, à l’avenir, des partenariats durables.
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