Damas, (SANA) Le vice-ministre des Transports, Mohammad Rahhal, et le vice-ministre saoudien des Transports et des Services logistiques, Rumaih al-Rumaih, ont examiné, par visioconférence, les moyens de renforcer la coopération dans les domaines du transport routier et ferroviaire, des services logistiques et des lignes de transit, ainsi que de surmonter les obstacles entravant la circulation des camions et des marchandises et de développer les corridors régionaux de transport.
Le ministère des Transports a indiqué jeudi, sur sa chaîne Telegram, que les discussions entre les deux parties avaient porté sur les ports maritimes et les ports secs, ainsi que sur les travaux de modernisation et d’équipement des ports de Lattaquié et de Tartous et leur capacité à recevoir les cargaisons maritimes, à assurer leur dédouanement et leur acheminement par voie terrestre vers l’Arabie saoudite et les pays du Golfe.
Les deux parties ont souligné que le trafic des conteneurs et du fret avait retrouvé des niveaux proches de ceux de 2009. Elles ont également examiné la réactivation des ports secs et des zones logistiques intérieures et leur raccordement aux ports maritimes, afin de soutenir le transit et les liaisons ferroviaires.
100 camions par jour sur l’axe Turquie–Syrie–Jordanie–Arabie saoudite
Les discussions ont porté sur l’augmentation du trafic des camions sur l’axe Turquie–Syrie–Jordanie–Arabie saoudite, passé d’environ 10 à 30 camions par jour, avec des prévisions tablant prochainement sur 100 camions quotidiens.
Les deux parties ont affirmé que le poste-frontière de Nassib était prêt à assurer le passage des camions et des marchandises en direction du Royaume.
Réactivation de l’axe al-Tanf–al-Walid–Arar
Les deux parties ont examiné la réactivation de l’axe al-Tanf–al-Walid–Arar via l’Irak, en tant qu’itinéraire de transit alternatif et plus court entre la Syrie, l’Irak et l’Arabie saoudite.
Ce corridor permettrait d’alléger la pression sur le poste-frontière de Nassib et de redynamiser la région nord du Royaume.
Elles ont également évoqué la réhabilitation et l’élargissement de la route menant à al-Tanf afin qu’elle puisse absorber le trafic actuel, qui avoisine un millier de camions-citernes et de poids lourds par jour.
Les discussions ont aussi porté sur la modification du mécanisme de fonctionnement au poste-frontière de Jadidat Arar, afin de passer du déchargement et du transbordement au transit direct des marchandises et des camions de différentes nationalités, après le succès de l’expérience de passage de camions turcs. Les modifications nécessaires devraient être achevées au cours des prochains mois.
Les deux parties ont passé en revue la situation du corridor international M45, long d’environ 500 kilomètres et composé, sur la majeure partie de son tracé, de trois voies dans chaque sens séparées par un terre-plein central.
Elles ont également évoqué un plan global d’entretien et de réhabilitation prévu pour l’année prochaine, ainsi qu’une vision à plus long terme visant à créer des routes à péage sur les axes nord-sud et est-ouest.
Accélérer la délivrance des visas aux chauffeurs
Concernant les visas, la partie syrienne a régler le problème des longs délais d’attente auxquels sont confrontés les chauffeurs pour obtenir leurs visas, qui varient entre 40 et 50 jours. La partie saoudienne a assuré qu’elle suivrait cette question avec le ministère des Affaires étrangères.
Les deux parties sont convenues d’inscrire l’accélération de la délivrance de visas à entrées multiples aux chauffeurs à l’ordre du jour de la visite attendue du ministre saoudien des Transports à Damas à la fin du mois en cours.
Modernisation des permis de conduire et renforcement des liaisons ferroviaires
Les deux parties ont examiné les spécifications techniques des camions et les permis de conduire, soulignant que l’âge d’exploitation des poids lourds ne devait pas dépasser 22 ans.
Elles ont également évoqué la coordination avec le ministère syrien de l’Intérieur afin de moderniser les permis des chauffeurs conformément aux normes en vigueur en Arabie saoudite.
Dans le domaine ferroviaire, elles ont examiné l’état d’exploitation de l’axe Alep–Damas et son raccordement aux ports de Tartous et de Lattaquié, ainsi que la préparation d’une étude de faisabilité quadripartite syro-saoudo-turco-jordanienne destinée à évaluer l’état de disponibilité d’un projet intégré de liaison ferroviaire.
Les pourparlers ont également porté sur la liaison sud entre Damas et la frontière jordanienne, longue d’environ 100 kilomètres, ainsi que sur les moyens d’assurer son financement et les exigences techniques nécessaires à sa réalisation.
Les deux parties ont en outre examiné la version finale du projet de mémorandum d’entente dans le domaine routier. Les comités techniques poursuivront l’étude des projets de liaison ferroviaire en vue de leur présentation et de leur signature lors de la prochaine visite du ministre saoudien des Transports.
Ces pourparlers contribuent à ouvrir de plus larges perspectives pour le commerce et le transit, à développer les réseaux de transport et les liaisons routières et ferroviaires, et à renforcer les services logistiques entre la Syrie, l’Arabie saoudite et les pays de la région.
En mai dernier, le ministère des Transports avait tenu des discussions élargies au siège de l’Autorité générale des transports, à Riyad, capitale saoudienne.
Elles avaient porté sur le développement du système de transport entre les deux pays, la facilitation de la circulation des passagers et des marchandises, le renforcement de la coordination technique et réglementaire et l’intégration des chaînes d’approvisionnement.
A.Ch.