Idleb, (SANA) Sous le patronage du ministère de la Culture, les activités de la quatrième édition du salon du livre à Idleb ont débuté aujourd’hui, samedi, au Centre culturel de la ville d’Idleb.
Environ 100 maisons d’édition et librairies de Syrie, du Liban, des Émirats arabes unis, de Turquie et de plusieurs autres pays y participent. La manifestation se poursuivra pendant sept jours, avec possibilité de prolongation.
Zaidan : Idleb, de la défaite à la libération
Le conseiller à la présidence de la République, Mouaffaq Ahmad Zaidan, a affirmé que la première édition du salon du livre à Idleb était restée dans les mémoires comme un symbole de la puissance douce dans les zones précédemment libérées.
Zaidan a indiqué que le livre et l’éducation avaient constitué un pilier pour l’État syrien après la libération, citant l’Université d’Idleb, qui compte plus de 20 facultés et quelque 25 000 étudiants et étudiantes.
Attoun : Le livre et le savoir sont les points de départ pour bâtir la nouvelle Syrie
De son côté, le conseiller présidentiel pour les affaires religieuses, Abdel Rahim Attoun, a rendu hommage à la mémoire des martyrs de la révolution syrienne, notamment aux victimes de l’explosion de la tour d’al-Nimra et de la ville de Binnech.
Attoun a salué les organisateurs du salon, soulignant que cet événement rappelait l’édition précédente, organisée à une époque où la libération de Damas constituait encore un rêve réalisé grâce à la volonté, à la détermination, à la patience et à un travail persistant.
Il a expliqué que la construction d’une Syrie nouvelle, unifiée et forte sur les plans militaire, sécuritaire, économique, institutionnel, humain et des services publics nécessitait les mêmes facteurs que ceux ayant conduit à la libération : une volonté réelle, de la détermination, de la patience et des efforts conjoints, ainsi que des visions et des plans clairs tenant compte du facteur temps.
Al-Saleh : La liberté du savoir est le fondement de la construction de l’État
Le ministre de la Culture, Mohammad Yassine al-Saleh, a affirmé qu’Idleb « ouvre de nouveau son livre » à l’occasion de la quatrième édition du salon, la première depuis la libération.
Il a évoqué la longue histoire de la région dans le domaine du savoir, depuis les tablettes d’Ebla, qui consignaient la vie, la langue et les connaissances il y a plusieurs milliers d’années, jusqu’aux penseurs, savants, chercheurs et créateurs de la région, en passant par « l’Idleb de la révolution », qui a préservé la place de l’université, de la bibliothèque et du livre.
Al-Saleh a souligné que parler du livre après la libération revenait à parler du droit des Syriens à savoir, à poser des questions, à exprimer leurs divergences et à se forger leur propre opinion, après des décennies durant lesquelles le régime déchu avait interdit des livres, limité le questionnement et réduit la culture à la voix du pouvoir.
À la fin de son allocution, al-Saleh a officiellement déclaré ouverte la quatrième édition du salon du livre à Idleb, la première depuis la libération.
Abdel Rahman : reconstruire l’être humain est la mission la plus importante
Le gouverneur d’Idleb, Mohammad Abdel Rahman, a souhaité la bienvenue aux participants, affirmant que la culture et le savoir ne constituaient pas un luxe, mais un pilier essentiel de la formation de l’être humain et de la construction de l’avenir.
Selon Abdel Rahman, Idleb n’est pas seulement un lieu accueillant un salon du livre, mais une terre de civilisation et de savoir dont le nom a toujours été associé à la connaissance et à la contribution intellectuelle.
Il a expliqué que la reconstruction matérielle était importante, mais que la reconstruction de l’être humain constituait une mission encore plus grande, car « une société qui lit connaît son chemin et une société qui apprend possède la capacité de construire son avenir ».
L’inauguration s’est déroulée en présence du ministre de l’Information, Khaled Zaarour, du ministre des Situations d’urgence et de la Gestion des catastrophes, Raed al-Saleh, ainsi que de plusieurs personnalités gouvernementales, culturelles et de la société civile, de directeurs d’institutions et d’administrations publiques et de responsables des différentes zones du gouvernorat d’Idleb.
A.Ch.