Damas, (SANA) Le Centre culturel arabe d’Al-Adawi, à Damas, a organisé une conférence intitulée « Le capital social en Syrie et les perspectives de sa reconstruction », présentée par le Dr Maher Abidine, qui a mis en lumière le concept de capital social, son rôle dans le renforcement de la cohésion sociale, les principaux défis auxquels il a été confronté, ainsi que les moyens de le reconstruire afin de consolider la stabilité et de promouvoir un développement durable.
Le capital social et ses indicateurs
Au cours de cette conférence, organisée lundi, Dr Abidine a présenté le capital social comme un ensemble de relations et de valeurs communes qui régissent les interactions entre les membres de la société.
Il englobe notamment la confiance mutuelle, la coopération, la solidarité et la participation citoyenne.

Il a souligné que la solidité de ce capital se reflète directement dans la capacité des sociétés sortant de crises à se relever et à mettre en œuvre des programmes de réforme sociale visant à reconstruire les institutions et à renforcer les processus de développement.
Le conférencier a également passé en revue les principaux indicateurs du capital social, au premier rang desquels figurent la confiance, la transparence, le respect de l’État de droit et la coopération.
Il a insisté, en outre, sur le rôle central des organisations de la société civile dans l’élargissement de la participation civile et la consolidation des valeurs communes.
Les répercussions de la guerre et les voies de la reconstruction
Dr Abidine a ensuite évoqué les conséquences des années de guerre en Syrie sur le tissu social.
Il a expliqué que les circonstances que travserse le pays ont entraîné une érosion de la confiance entre certaines composantes de la société, une diminution du sentiment de sécurité ainsi qu’une hausse des niveaux d’anxiété.
Il a affirmé que ces mutations ont eu un impact direct sur l’ensemble des relations sociales, rendant indispensable le rétablissement de la confiance ainsi que le renforcement des valeurs de coopération et de participativité, considérés comme des conditions essentielles à la phase de relèvement.
Le conférencier a, par ailleurs, présenté plusieurs pistes susceptibles de contribuer à la reconstruction du capital social, notamment le renforcement de la justice transitionnelle, la diffusion de la culture de paix civile, le soutien aux initiatives communautaires de règlement des conflits, la promotion des valeurs de citoyenneté et la lutte contre les discours de haine.
Il a également souligné le rôle vital des institutions éducatives, religieuses et culturelles dans la sensibilisation, l’encouragement de la participation et le lancement d’initiatives favorisant le rapprochement entre les différentes composantes de la société.
Une vision pour la prochaine étape
Dr Abidine a indiqué que la réussite de la reconstruction du capital social exige une vision claire fondée sur la primauté du droit, l’élargissement de la participation à la prise de décision, le soutien aux institutions nationales et la création d’un environnement propice à la coopération et à l’action collective.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les institutions culturelles pour promouvoir la sensibilisation de la société et soutenir les initiatives intellectuelles et scientifiques contribuant à la consolidation de la paix civile et à la reconstruction des liens sociaux, de manière à créer un environnement plus à même de répondre aux exigences du développement et de la reconstruction.
r.s/l.a