Amsterdam, (SANA) Les regards des passionnés de cinéma arabe se tournent vers Rotterdam, aux Pays‑Bas, qui accueille du 10 au 14 juin la 26ᵉ édition du Festival du film arabe de Rotterdam. Cette édition place la Syrie au cœur de son programme culturel et cinématographique, à travers une série de projections et d’événements abordant les questions d’identité, de mémoire, de migration et de résilience humaine.
Selon le site officiel du Festival du film arabe de Rotterdam, cette édition met à l’honneur la présence cinématographique syrienne à travers un programme dédié aux conséquences de la guerre imposée par le régime déchu à la Syrie et à son peuple, ainsi qu’aux expériences de migration et de résilience humaine. Le festival accueille et honore également des personnalités artistiques syriennes, en plus de projeter une sélection de films liés à la question syrienne.
Le Festival du film arabe de Rotterdam compte parmi les principales plateformes cinématographiques arabes en Europe. Il vise à établir des passerelles de dialogue culturel entre le monde arabe et l’Europe, en présentant les plus récentes productions arabes et en offrant des espaces de discussion et d’échange entre cinéastes et public.
La Syrie occupe une place centrale dans le programme de cette édition grâce au projet “Faces of Syria”, qui met en lumière les expériences des Syriens à l’intérieur du pays et dans les pays d’exil. À travers le cinéma et des discussions culturelles, le projet explore les questions d’identité, d’appartenance, de mémoire et des transformations sociales vécues par les Syriens ces dernières années.
Le festival ouvre ses activités avec la projection du film “Sijillāt min al‑Hisār” (Chroniques du siège) du réalisateur et écrivain syro‑palestinien Abdullah Al‑Khatib. Ce drame suit la vie de civils assiégés dans une ville épuisée par la guerre, à travers cinq récits croisés qui captent les détails de la survie et de l’espoir au milieu de la peur, de la faim et de l’isolement. Le film a remporté le prix du meilleur premier long‑métrage dans la section “Perspectives” de la Berlinale 2026.
La cérémonie d’ouverture est accompagnée d’un concert intitulé “Souvenirs du cinéma syrien”, qui revisite des moments marquants de l’histoire du cinéma syrien à travers la musique, l’image et le dialogue, dans une démarche visant à célébrer cet héritage et à souligner sa place dans la mémoire culturelle arabe.
Films syriens et nouvelles visions visuelles
Le programme inclut également la projection du film “Shapeshifting”, qui suit une génération de jeunes musiciens syriens en exil et explore leur rapport à la mémoire, à la transformation et à l’exil à travers la musique électronique comme forme de résistance et d’expression artistique.
Le festival présente aussi le film “Pourquoi te vois‑je partout ?”, qui retrace l’expérience de deux jeunes Syriens et les transformations humaines et sociales vécues durant les années de la révolution. D’autres œuvres abordant les thèmes de l’exil, du déplacement forcé, de la quête d’espoir et de la reconstruction de la vie figurent également dans le programme officiel et les activités parallèles.
Le cinéma syrien bien présent sur la scène culturelle internationale
Le choix de consacrer cette édition à la Syrie traduit une reconnaissance croissante du rôle du cinéma syrien dans la documentation des expériences humaines contemporaines et de sa capacité à transformer la mémoire individuelle et collective en œuvres artistiques dépassant les frontières du lieu et de la langue.
Cette présence souligne également l’importance du cinéma comme outil de dialogue culturel et de transmission des expériences humaines des peuples. Elle offre aux créateurs syriens une visibilité accrue auprès du public européen et international, alors que les films syriens continuent d’affirmer leur place dans les festivals et événements cinématographiques mondiaux.
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