Damas, (SANA) La participation de la jeunesse s’est nettement distinguée lors de l’édition exceptionnelle du Salon international du livre de Damas cette année, où trois jeunes créateurs ont présenté leurs premières expériences littéraires, incluant la documentation, le roman et la recherche intellectuelle.
Ces contributions ont reflété une diversité notable de la présentation et de l’intérêt, à savoir la documentation des événements décisifs, les lectures intellectuelles et sociales et la forme narrative écrite, confirmant que le Salon a constitué une véritable plateforme pour libérer les énergies créatives des jeunes et ouvrir de nouveaux horizons à leur présence sur la scène culturelle.

Détails de la bataille sur le terrain “Dissuasion de l’agression”
Le jeune Abdelmajid Khalaf, étudiant en master à la Faculté d’Économie de l’Université de Damas, a marqué sa présence au Salon en signant son ouvrage « Dissuasion de l’agression », un travail documentaire retraçant – comme a déclaré à SANA – les détails des batailles de la révolution syrienne à partir d’un suivi direct sur le terrain, jusqu’à la bataille de Dissuasion de l’agression qui a renversé le régime déchu.
Khalaf a exprimé sa fierté de signer à Damas un autre livre intitulé «Né du ventre de la révolution », lors de la première édition du Salon après la libération. Il a souligné que l’écriture est une responsabilité et une empreinte, appelant la jeunesse syrienne à s’attacher à la lecture.
Trois ouvrages ont repris leur souffle au Salon
La romancière Abir Qazzaz a participé au Salon avec trois titres qu’elle a réalisés à l’étranger vu son opposition au régime déchu, et qui voient aujourd’hui le jour dans son pays.
Elle a expliqué que son livre « La Toile d’araignée » aborde l’impact des réseaux sociaux sur les valeurs, les habitudes et l’éducation morale, ainsi que leurs risques sociétaux. L’ouvrage a été distingué dans le cadre du Défi de l’écriture rapide et publié numériquement et livre papier, avant la libération.

Le Salon a également connu la première publication de son ouvrage « La problématique du leadership chez la femme arabe » entre islamisation de la modernité et influence des mouvements féministes, tiré de son mémoire de master, et qui traite les aspects négatifs du leadership féminin et l’impact du travail de la femme sur la famille. Son troisième livre « Qawarir » (Flacons), qui traite les ambiguïtés entourant certains préceptes religieux concernant la femme musulmane, étayées par des preuves issues de la Noble de la Sunna.
Un jeune homme concilie études scientifiques et ambition littéraire
Mohammad Bachar Saleh Al-Cheikha, étudiant en troisième année de médecine à l’Université de Damas, a présenté au Salon une vision mêlant laboratoire et page littéraire à travers son roman social et humaniste « Les eaux se rencontrèrent ». Selon lui, l’étude de la médecine incite à l’écriture plutôt qu’elle ne la contredit, comme en témoigne l’histoire riche de médecins ayant allié science et créativité littéraire.

Il a souligné avoir entamé son chemin littéraire par un ouvrage scientifique en physique intitulé « Du cœur de l’atome au bras de la galaxie », puis, à la veille de l’ouverture du Salon, il avait publié son roman marquant son passage vers la narration littéraire. Il a encouragé les étudiants de spécialités scientifiques à faire de la culture et de la pensée un espace ouvert pour libérer leurs énergies créatives.
Les journées du Salon international du livre de Damas, qui avait clôturé ses activités hier soir, ont été marquées par une forte participation de jeunes, d’adolescents et d’écrivains revenus au pays après des années d’exil, dans une scène culturelle reflétant la vitalité de la nouvelle étape.
R.S./R.B.