Banlieue de Damas, (SANA) La population de la ville de Douma, dans la banlieue de Damas, a commémoré mardi le 8ème anniversaire du massacre chimique perpétré par les forces du régime déchu, qui a coûté la vie à 43 civils, dont des femmes et des enfants.
Des milliers de citoyens ont participé à un rassemblement public, aux côtés de personnalités officielles, juridiques et médiatiques
Le sit-in s’est tenu sur la place des Martyrs à Douma, près du point médical du Croissant-Rouge situé dans le bâtiment de l’Agriculture, qui avait été bombardé.
Des photos de nombreuses victimes du massacre, mortes par asphyxie à cause du gaz toxique, étaient exposées, ainsi que des images montrant les destructions causées par les bombardements du régime déchu sur la ville, qui ont visé notamment les ambulances dans le but d’entraver les opérations de secours aux blessés à l’époque ».
Redevabilité les auteurs de massacres
Dans une déclaration au correspondant de SANA, le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim al-Olabi a affirmé que ce sit-in confirme les exigences du peuple syrien en matière de justice et de traduction en justice des auteurs des massacres.
Il a affirmé que ces crimes témoignent clairement de l’ampleur des violations commises contre les Syriens et que des efforts sont déployés pour faire entendre la voix des victimes au sein des instances internationales.
Olabi a mis l’accent sur l’importance d’intégrer les efforts gouvernementaux, notamment en matière de justice transitionnelle, en coopération avec les instances internationales, afin d’établir ces crimes comme des crimes internationaux et de demander des comptes aux responsables.
La Défense civile a consenti de lourds sacrifices
Pour sa part, le vice-ministre de la Gestion des situations d’urgence et des catastrophes, Hossam Hallaq, a expliqué que cet évènement ne concernait pas seulement Douma, mais toutes les régions syriennes bombardées.
Il a souligné que les équipes de la Défense civile avaient été parmi les premières à intervenir lors de ces attaques et consenti de grands sacrifices lors des opérations de sauvetage.
Il a ajouté que les efforts se poursuivaient pour traduire en justice les auteurs de ces crimes et garantir les droits des victimes.
Plusieurs participants ont réaffirmé leur attachement à la réalisation de la justice pour les victimes et à la nécessité de demander des comptes aux responsables de ce crime pour de leurs actes.
Ils ont également souligné que les services de sécurité du régime déchu avaient procédé à la crémation et à la dissimulation des corps des victimes, dans une tentative d’estomper les traces du crime.





W.H./L.Arfi