Capitales (SANA) Malgré les déclarations du président américain Donald Trump lundi, selon lesquelles des négociations avec l’Iran étaient en cours et qu’un accord était possible, et malgré son report de cinq jours du ciblage des installations énergétiques iraniennes, d’importants renforts militaires se dirigent vers le Moyen-Orient, démontrant une accélération de la course entre désescalade et escalade.
Des milliers de Marines se dirigent vers le détroit d’Ormuz.
Le Wall Street Journal a cité des responsables américains affirmant que des milliers de Marines américains se préparent à arriver au Moyen-Orient vendredi, date butoir fixée par le président Trump pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz.
Les autorités ont indiqué que le navire d’assaut amphibie USS Tripoli, basé au Japon, et le navire d’assaut amphibie USS New Orleans, transportant environ 2 200 soldats de la 31e unité expéditionnaire des Marines, se dirigeraient vendredi vers la zone du Commandement central américain, leur arrivée dans le détroit d’Ormuz devait prendre encore plusieurs jours.
Le département américain de la Défense (Pentagone) a également annoncé le déploiement d’une unité supplémentaire des Marines, la 11e unité expéditionnaire des Marines, basée en Californie à bord du porte-avions amphibie USS Boxer.
Cette unité devrait quitter le port dans les prochaines semaines et arriver dans la région ultérieurement. Ces renforts viendront s’ajouter aux quelque 50 000 soldats déjà stationnés dans la région, participant aux opérations militaires en cours entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran de l’autre.
Un sous-marin nucléaire britannique fait la démonstration de sa puissance en mer d’Arabie
Le Daily Mail a révélé qu’un sous-marin nucléaire britannique, équipé de missiles de croisière Tomahawk d’une portée d’environ 1 600 km, est arrivé en mer d’Arabie, donnant ainsi à la Grande-Bretagne la capacité de lancer des frappes à longue portée en cas d’escalade du conflit.
Le sous-marin HMS Anson, armé de missiles à longue portée et de torpilles de précision, a quitté le port australien de Perth au début du mois, parcourant environ 5 500 milles pour atteindre la région, après que la Grande-Bretagne a autorisé aux États-Unis à utiliser ses bases pour mener des frappes contre des sites iraniens menaçant le détroit d’Ormuz.
Ces manœuvres militaires interviennent à un moment régional extrêmement sensible, dans un contexte d’escalade des tensions dans la région, ce qui rend toute action sur le terrain potentiellement susceptible de dégénérer en une confrontation plus large.
L.A.