Al Qods occupée, (SANA) Les répercussions sanitaires de l’agression israélienne contre Gaza, qui entre dans sa troisième année de bombardements incessants et de silence international persistant, s’aggravent : Pollution généralisée et recrudescence de maladies rares et difficiles à traiter sont à l’origine de cette situation.
Des sources médicales confirment que les munitions explosives ont laissé derrière elles des substances toxiques qui affectent directement la santé des civils.
Dans ce contexte, le ministère palestinien de la Santé dans la bande de Gaza a confirmé que les polluants issus des bombes à haut pouvoir explosif ont provoqué une augmentation sans précédent des maladies respiratoires et des troubles du système immunitaire, soulignant l’apparition de nouvelles pathologies auparavant inconnues.
Le ministère a ajouté que les hôpitaux fonctionnent au ralenti en raison des destructions massives et du manque de matériel.
De son côté, le Croissant-Rouge palestinien a déclaré dans un communiqué de presse : « Les équipes médicales travaillent dans des conditions catastrophiques », exprimant son inquiétude face au nombre important de blessés et de nouvelles maladies qui dépasse les capacités de réponse du secteur de la santé, compte tenu de la fermeture des points de passage frontaliers par l’occupation israélienne et de l’entrave qui en découle au transfert des cas critiques vers des structures de soins hors de Gaza ».
Dans un contexte similaire, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a déclaré : « Les enfants sont les plus touchés », faisant noter que la poussière toxique, la malnutrition et le manque d’eau potable ont entraîné une augmentation significative des maladies chroniques parmi eux, notant que certains symptômes peuvent ne se manifester que des années plus tard.
De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé a fait savoir que les bombardements israéliens ciblant des zones densément peuplées « créent un environnement propice à la propagation de maladies rares ou chroniques », soulignant que la destruction des hôpitaux et la perturbation des réseaux d’eau et d’assainissement augmentent le risque de propagation de maladies difficiles à contenir.
Israël continue de violer l’accord de cessez-le-feu
Les organisations de défense des droits de l’homme indiquent qu’Israël continue de violer l’accord de cessez-le-feu annoncé et le droit international humanitaire en ciblant les infrastructures civiles et les centres médicaux.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a confirmé que « la poursuite des attaques contre les zones résidentielles expose les civils à de graves risques sanitaires et viole les règles du droit international ».
Au niveau régional, le ministère jordanien de la Santé a confirmé que l’agression continue contre la bande de Gaza menace de provoquer une catastrophe sanitaire dont les effets s’étendent aux pays voisins, faisant noter que la pollution résultant des munitions peut laisser des effets transfrontaliers, tandis que l’Égypte a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à permettre l’entrée de fournitures médicales sans restrictions.
Au niveau international, Médecins sans frontières a souligné la nécessité de « corridors sûrs pour évacuer les patients souffrant de maladies complexes ou rares », soulignant que le système de santé à Gaza est sur le point de s’effondrer complètement.
Les organisations médicales européennes ont également appelé à l’envoi d’équipes spécialisées pour détecter les maladies associées aux matériaux explosifs.
Avertissements d’une catastrophe sanitaire à long terme
Les spécialistes affirment que pour faire face aux répercussions sanitaires de l’agression, il faut un plan global qui inclut le retrait de la pollution des zones ciblées, la réhabilitation des infrastructures de santé et la fourniture de programmes de soutien médical et psychologique à long terme pour la population, soulignant que la poursuite du siège entrave tout effort réel de récupération.
Les médecins et les travailleurs humanitaires sont unanimes à considérer que les effets des munitions explosives resteront présents à moins qu’un soutien international ne soit disponible d’urgence pour assurer la réduction de la propagation des maladies rares et incurables, dans une scène reflétant l’ampleur du désastre enraciné par l’agression continue depuis près de trois ans
R.Kh/R.B.