Le président al-Assad à la TV suisse : Les responsables occidentaux sont les premiers qui doivent être condamnés sous le titre de “criminels de guerre”

Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé que ce sont les responsables occidentaux qui doivent être condamnés sous le titre de “criminels de guerre”, notamment George Bush qui avait envahi l’Irak sans procuration du Conseil de sécurité, Cameron et Sarkozy qui avaient envahi et détruit la Libye sans procuration du Conseil de sécurité et les responsables occidentaux qui soutiennent les terroristes pendant les cinq dernières années en Syrie en leur accordant une parapluie politique, en leur soutenant directement en armes ou en imposant un embargo au peuple syrien qui avait fait des milliers de tués parmi les Syriens.

Dans une interview qu’il a accordée à la TV suisse, le président al-Assad a indiqué que ce qui compte en premier lieu c’est comment le peuple syrien le voit et en deuxième c’est comment le fait les amis du peuple syrien, tels que la Russie, l’Iran, la Chine et les autres pays dans le monde. “Mais, pas l’Occident qui tente toujours de personnaliser les choses pour camoufler les véritables objectifs représentés par le renversement des gouvernements et le fait de se débarrasser des présidents donnés en vue de les remplacer par des marionnettes qui conviennent à leurs agendas”, a-t-il précisé.

Questionné sur le fait que les citoyens s’enfuient non pas uniquement en raison de Daech et ou des groupes armés, mais aussi de lui, le président al-Assad a répondu : “Je ne demande à personne de quitter la Syrie et je n’attaque personne. Moi, je les défends. En fait les gens quittent la Syrie du fait des actes que les terroristes commettent en tuant les gens, en attaquant les écoles et en détruisant les infrastructures dans les différents secteurs, et du fait de l’embargo imposé par l’Occident et qui a poussé de nombreux Syriens à rechercher les conditions de vie hors de la Syrie”.

A la question de savoir qui sont les terroristes pour lui en plus de Daech, le président al-Assad a assuré que toute personne, qui porte des mitrailleuses et des armes et qui tuent les gens sous n’importe quelle appellation et qui perpètre des crimes de sabotage des établissements et de destruction des propriétés publiques et privées, est un terroriste, alors que toute personne, adoptant un volet politique pour réaliser un changement qu’il veut, n’est pas un terroriste, mais un opposant.

Quant à l’existence d’une opposition libre en Syrie, le président al-Assad a dit : “Bien sûr que nous en avons. Nous avons une véritable opposition et des personnes qui vivent en Syrie et qui appartiennent au peuple syrien. Celles-ci ne sont pas une opposition qui avait été créée dans d’autres pays, tels que la France, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite et la Turquie”.

Questionné sur le bombardement des hôpitaux à Alep, le président al-Assad s’est interrogé : “Pourquoi le gouvernement tue-t-il les civils que ce soit dans les hôpitaux, les écoles ou dans d’autres lieux?…En tuant les Syriens en tant que gouvernement ou armée, la majorité de la société syrienne se tiennent contre nous…On ne peut pas remporter la guerre en tuant les civils”.

Le président al-Assad a indiqué que la majorité des civils, qui étaient morts, avaient été tués dans des attaques terroristes aux obus de mortier contre les écoles, les hôpitaux, les rues et d’autres zones, soulignant que la question ne dépend pas de bombardement aérien.

Le président Bachar al-Assad a affirmé que notre mission, conformément à la Constitution et à la loi, est de se débarrasser des terroristes pour protéger les civils à Alep.

Le président al-Assad s’est interrogé : « Comment peut-on protéger les civils à Alep alors qu’ils sont toujours sous contrôle des terroristes qui les tuent ? …Est-ce que notre rôle est de rester les bras croisés et d’observer ?…Est-ce qu’on peut, comme ça, protéger le peuple syrien ?…Il nous implique de viser les terroristes, c’est évident ».

Par ailleurs, le président al-Assad a indiqué qu’il définit la politique générale de l’Etat, laquelle se base sur la lutte contre le terrorisme, le lancement d’un dialogue inter-syrien et les réconciliations locales avec les hommes armés qui portent des armes contre le peuple, le gouvernement ou l’armée.

A la question de savoir s’il croit toujours en le règlement diplomatique, le président al-Assad a répondu : “Certainement. Mais il n’y a pas de règlement diplomatique ou de règlement militaire. On ne peut pas traiter avec Al-Qaïda, le Front Nosra et Daech qui ne sont pas disposés aux négociations et qui ne le feront point. Donc, on ne peut pas parvenir avec eux à un règlement politique. Il faut les combattre et s’en débarrasser. On peut parler d’un dialogue avec deux entités, la première est les entités politiques, alors que la deuxième est tout homme armé qui est disposé à déposer son arme pour rétablir la sécurité et la stabilité en Syrie”.

Quant à la courte trêve humanitaire, jeudi, à Alep, le président al-Assad a fait savoir qu’il s’agit d’un court arrêt des opérations pour assurer aux aides humanitaires d’accéder dans les différentes zones à Alep et de permettre aux civils, qui souhaitent quitter les zones contrôlées par les terroristes, de se rendre aux zones qui sont sous contrôle du gouvernement.

Et le président al-Assad de poursuivre : “C’est un pas important comme début, mais insuffisant. La question dépend de la poursuite et de la manière d’apporter des aides aux civils pour sortir. La majorité d’eux veulent quitter la zone contrôlée par les terroristes qui ne les autorisent point”.

Questionné sur le soutien apporté par la Russie, le président al-Assad a assuré que la Russie ne se tient pas aux côtés de lui, mais elle se tient aux côtés du Droit international, car elle veut garantir la souveraineté du Droit international, non pas l’agenda occidental qui se représente dans le renversement du gouvernement qui ne lui convient pas. “Les Russes veulent garantir la non propagation du terrorisme dans la région, vu que celle-là aura un impact négatif sur la Russie elle-même en tant qu’Etat et sur l’Europe et le monde entier”, a-t-il précisé.

Concernant le recours de l’armée syrienne aux armes chimiques, le président al-Assad a affirmé que la question chimique est falsifiée et qu’il n’y a aucune preuve sur l’usage par l’armée syrienne d’armes chimiques, qualifiant cette question de “Roman fictif”.

” En Syrie, il y a une guerre traditionnelle et ça n’a rien à voir avec les armes de destruction massive”, a-t-il dit.

Le président al-Assad a fait noter que le rapport de l’ONU à cet égard n’a pas de crédibilité et s’était basé sur des allégations et d’autres rapports falsifiés.

Quant à l’usage des barils explosifs, le président al-Assad a affirmé : “nous avons des bombes. La terminologie de “barils explosifs” a été utilisée par l’Occident pour montrer qu’il y a des bombes arbitraires qui tuent les civils sans discernement. Nous ne disposons pas d’armes arbitraires. Si on tue les gens sans discernement, nous perdrons la guerre, car ils se tiennent contre nous”.

Questionné sur la question des prisons de torture et du rapport publié par l’Amnesty international sur la mort de 17000 personnes, le président al-Assad a indiqué que l’Amnesty international n’est pas autonome ni impartial, faisant savoir que le rapport avait été élaboré par Qatar qui l’avait directement financé pour porter atteinte à la réputation du gouvernement syrien et de l’armée syrienne.

A la question de savoir pourquoi il est certain de remporter cette guerre, le président al-Assad a assuré qu’il faut croire en la victoire dans la guerre pour défendre le pays, sinon l’on perdra.
A. Chatta

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