New York / Le Conseil a adopté à l'unanimité une résolution stipulant le déploiement de principe de 300 observateurs internationaux non armés en Syrie pour une durée de trois mois pour superviser le respect du cessez-le-feu.
La résolution a recommandé au gouvernement syrien d'assurer le travail de la mission d'observateurs en l'aidant à se déployer et à se déplacer sans aucun obstacle, appelant l'ONU la Syrie à se mettre d'accord sur les besoins de la mission en matière d'avions.
La résolution a encore appelé toutes les parties à assurer la sécurité des membres de la mission, mettant l'accent sur la partie essentielle de la responsabilité incombe au gouvernement.
La résolution russo-européenne stipule également que le déploiement de la mission d'observation onusienne et sera soumise à l'évaluation du secrétaire général des NU quant aux développements y référents en particulier la cessation de la violence.
La résolution a aussi appelé toutes les parties à cesser la violence, considérant que l'arrêt de cette violence constaté jusqu'à maintenant n'est pas complètement clair.
Prenant la parole devant le Conseil de sécurité, le délégué permanant de la Syrie auprès des NU, Bachar al-Jaafari, a relevé que la plupart des intervenants membres du Conseil ont sciemment employé le mot "régime" qui n'existe pas dans la résolution qui vient d'être à l'instant adopté par le Conseil de sécurité, "Il n'existe en revanche que le mot /gouvernement syrien/.
Il a ajouté qu'il a rencontré hier le secrétaire général des NU et ses assistants pour les exhorter à déployer davantage leurs bons offices en vertu de la charte onusienne afin d'appliquer le règlement politique national sous la direction de la Syrie. "Et je réitère ce même souhait pour que les autres membres du Conseil en font autant, car l'idée fondamentale du plan Annan est de parvenir à un règlement politique.
Pour al-Jaafari, la Syrie a été dès le début ouverte à toutes les initiatives et les idées qui puissent mener à une issue politique, tout en préservant sa souveraineté, et l'indépendance de sa décision nationale. Dans ce contexte, "la Syrie a manifesté une coopération et un engagement exemplaire avec les efforts d'Annan dans le but de mener un processus politique pacifique sous la direction de la Syrie", a-t-il déclaré.
"La Syrie a appliqué la partie de ses responsabilités qui lui incombe au niveau du plan Annan, puisqu'elle met au courant par écrit et régulièrement l'émissaire onusien des mesures prises dans ce contexte entre autres la libération de nombre de personnes arrêtées dont les mains n'ont pas été entachées de sang, l'acheminement des assistances humanitaires vers les zones troubles en collaboration avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires et l'octroi des visas d'entrée à un grand nombre d'organes de presse dépassant les /600/", a-t-il expliqué.
Pour al-Jaafari, le gouvernement syrien a informé aujourd'hui l'émissaire onusien Annan de l'exécution du 2ème point du plan ainsi que ses aliénas A, B, C, précisant que les forces de la police et de l'ordre s'occuperont de la préservation et du maintien de l'ordre, tout en observant le maximum de retenue, mais elles resteront vigilantes pour repousser et riposter à toute agression ou acte des gangs terroristes à l'instar de tout gouvernement dans le monde qui voit que ces groupes persistent à perpétrer des actes terroristes contre les citoyens, les forces de l'ordre ou les biens publics et privés, susceptibles de violer la trêve.
"L'armée syrienne demeure aux aguets pour défendre son territoire, sa frontière, les différentes infrastructures nationales comme les sites stratégiques, les ports, les aéroports, les autoroutes internationales, les raffineries et les installations pétrolières", a-t-il ajouté.
Pour lui, l'envoi d'observateurs neutres était une au préalable une demande syrienne, d'autant plus que l'opinion publique a su la vérité qui se passe en Syrie loin de fabrication et de la falsification des faits par des médias tendancieux, puisque les actes terroristes ont été mis à nus et cette volonté a été traduite sur le terrain par l'accueil d'observateurs arabes qui ont relevé dans leurs rapports objectifs ce genre de crimes terroristes authentifiés et documentés, ce qui a mis les gouvernements du Qatar et de l'Arabie saoudite dans une mauvaise posture, les incitant à retirer leurs observateurs de la mission de la Ligue arabe et après l'arrêt pur et simple de la mission tout entière, comme si rien ne s'est passé.
"Une fois de plus, la Syrie a signé récemment à Damas un accord pour réguler le mécanisme de travail de la mission onusienne des observateurs en Syrie dans le cadre du respect de la souveraineté et l'engagement de toutes les parties concernées", a-t-il poursuivi, mettant l'accent sur la disposition de la Syrie à signer le protocole régulant le dépliement des membres de la mission à travers le pays, quand l'ONU sera enfin prête à signer cela sur la base de l'accord de compréhension préliminaire.
Al-Jaafari a encore fait noter que la Syrie dispose de meilleures intentions pour aller en avant dans l'application de cet accord partant de son souci de préserver la sécurité du citoyen et la stabilité du pays, invitant les observateurs de s'acquitter convenablement et en toute objectivité et professionnalisme de leurs devoirs assignés initialement par la mission. D'ores et déjà certaines parties ont répliqué par des procès d'intention en mettant du doute sur les intentions de la Syrie en organisant une campagne de suspicion à l'égard de la Syrie, cela dû au désespoir de ces pays en voyant les prémices de la stabilité et la sécurité revenir au pays.
"Le paradoxe est que à chaque fois que la Syrie manifeste une ouverture pour traiter sérieusement avec toute initiative politique, une conférence se tient parallèlement pour parasiter sur les efforts d'une part et pour attiser la crise afin de poisser les choses à sortir de leur voie pacifique afin d'entraver tout effort positif loin de l'effusion de sang", a-t-il affirmé.
Al-Jaafari a, en outre, estimé que le peuple syrien est très conscient puisqu'il rejette catégoriquement toute sorte d'ingérence étrangère dans ses affaires intérieures de qui ce soit. "Le délégué de l'Allemagne a soulevé le souci de son pays à protéger les minorités, mais en Syrie on n'a pas de minorités et de majorité. Il se trouve qu'il y a un seul peuple syrien qui est fier de sa diversité culturelle et religieuse et ne veut pas que des courants comme le fondamentalisme et le Wahhabisme via les pétrodollars poussant ainsi au terrorisme aveugle véhiculé par des chaînes satellitaires qataries et saoudiennes.
Tchourkine: Certains pays devraient presser l'opposition syrienne à cesser la violencee
Pour sa part, le délégué permanent de la Russie auprès de l'ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré que la résolution prise, aujourd'hui, par le Conseil de sécurité sur le déploiement des observateurs internationaux en Syrie, adressait un message international important.
"Cette résolution montre que le Conseil de sécurité a lui seul le droit de prendre des résolutions pour régler les crises régionales comme en Syrie, a clarifié Tchourkine dans une allocution prononcée aujourd'hui au Conseil de sécurité.
Le délégué russe a souligné que toutes les parties concernées par cette crise, y compris "les groupes d'amis", devraient respecter les résolutions du Conseil de sécurité.
Il a fait noter que toute tentative d'imposer des puissances extérieures au peuple syrien pourrait accentuer la crise, appelant les pays qui ont une influence sur l'opposition à l'encourager à cesser la violence en vertu du plan Annan.
Li : La Chine œuvre pour une solution pacifique de la crise en Syrie
New York / Le délégué permanant de la Chine à l'ONU, Li Baodong; a réaffirmé l'engagement de son pays à œuvrer pour une solution pacifique de la crise en Syrie à travers un dialogue politique et un respect de la volonté du peuple syrien. Il a également affirmé l'attachement de son pays à l'unité de la Syrie et à son intégrité territoriale.
Dans une allocution prononcée aujourd'hui au Conseil de sécurité, Li a souligné que le plan Annan constituait un canal important pour régler la crise en Syrie. Il a appelé toutes les parties syriennes à collaborer avec l'envoyé onusien dans l'objectif d'amorcer un processus politique conduit par la Syrie.
Le délégué chinois a également réclamé de la communauté internationale de continuer à appuyer les efforts d'Annan et de renforcer le progrès réalisé jusqu'à présent dans ce sens.
Il a par ailleurs espéré que la mission d'observateurs respecte sans faille la souveraineté de la Syrie et prône l'objectivité et la neutralité dans son action, appelant en même temps le gouvernement syrien et toutes les parties concernées à coopérer avec la mission des observateurs.
K.W. & T. Slimani