Damas / "Ma carrière est un rêve de folies...comme l'éclair d'un météore qui sème de la lumière dans le cœur de celui qui le voit…un moment rapidement passé…", tels sont les mots que le feu Khaled Taja avait écrit sur sa propre tombe en laissant vide seulement la partie où s'inscrit la date de sa disparition…laquelle a été remplie aujourd'hui…le 4 avril 2012 et, du coup, une carrière artistique de plus d'un demi-siècle prend fin.
Taja était décédé cet après-midi après une lutte avec la maladie et, selon ses proches, il a été victime, il y a deux semaines d'une grave crise de pneumonie.
Né à Damas en 1939, Taja est considéré comme l'un des artistes vétérans qui ont joué un rôle important dans les séries télévisés syriens, après un passage riche sur la scène des théâtres.
"Anthony Quinn des Arabes", comme l'avait surnommé le grand poète arabe disparu Mahmoud Darwiche, a été choisi parmi les meilleurs acteurs du monde en 2004 selon le magazine américain "Time".
Il a participé à plus d'une centaine de séries télévisées et remporté tant de prix et distinctions dont la Médaille d'Or au 9e festival cinématographique de Damas, le Meilleur Acteur au 11e Festival du Caire de radio et de télévision en 2005, un bouclier d'honneur pour son rôle dans la série "At-Taghriba al-Filastineya" à Abu Dhabi, le Prix du jury pour les feuilletons syriens (Adonia 2005), un prix au Festival de Budapest en 2010 et beaucoup d'autres.
A.A. & T. Slimani